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Le projet Interreg "Defi-laine"

La Filière laine a déposé une importante demande de financement européen, avec 11 autres partenaires effectifs, lorrains et luxembourgeois (et 17 partenaires « associés ») : Agria Lorraine, le Parc naturel Haute Fagne Eifel, le Cluster écoconstruction, le Parc naturel de Gaume, Celabor, le Parc naturel des deux Ourthes, Touriste center Clervaux, le Parc naturel régional de Lorraine, Alexis, le Lycée agricole de Pixerécourt, Natagora.

Une décision sur le financement des actions devait avoir lieu en juillet 2016. Elle a été reportée à octobre 2016.
Croisons les doigts...
Ci-dessous, le projet sous forme de texte.
En fichier attaché, le document officiel rentré à l’Europe, traduit en allemand.

Interreg Grande région
Projet DEFI-laine / Auftrag wolle
Déposé le 13/05/16

Partenaires

Partenaires effectifs, opérateurs du projet : Alexis, Agria Lorraine, Celabor, Cluster écoconstruction, EPLEFPA de Meurthe et Moselle (Ferme du Lycée agricole de Pixérécourt), Filière laine (coordinateur), Natagora, Parc naturel de Gaume, Parc naturel Hautes-fagnes-Eifel, Parc naturel des deux Ourthes, Parc naturel régional de Lorraine, Tourist center Clervaux.

Partenaires méthodologiques, associés au projet : Artifilum, Asori, Association des éleveurs d’Est à laine mérinos, Association wallonne de l’élevage, Chambre régionale d’agriculture ACAL, Chambre des métiers d’art de Lorraine, Communauté de communes de Colombey et sud toulois, Etablissement Public Local d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole des Vosges (Lycée agricole de Mirecourt), Fédération des bergers luxembourgeois, Fedustria, GEIE Eco-Trans-faire, Institut provincial d’enseignement agronomique de La Reid, Landersverband der Schafhalter un Ziegenhalter und Züchter Rheinland Pfalz, Musée du feutre de Mouzon, Naturpark Öewersauer, Pôle fibres énergivie, Syndicat ovin des Vosges

C1. Enjeux communs : présentation du contexte et des fondements du projet

La laine de la Grande région est exportée à bas prix et transformée en Asie. L’entièreté de la plus-value sur cette matière locale, naturelle, renouvelable, aux multiples qualités et permettant de nombreux usages, nous échappe, tout en créant une perte pour le territoire, des difficultés pour les éleveurs ovins et une surconsommation d’énergie fossile.
Donner des réponses durables et transversales aux défis agricole, économique, énergétique et écologique, culturel liés à la valorisation de la laine nécessite une échelle territoriale suffisante. C’est l’objectif de ce projet de coopération.

1. Bref état de la situation

Le potentiel de laine dans les régions concernées par le projet de coopération est estimé à +- 419 tonnes (+-19 T pour le grand-duché de Luxembourg, +- 35T pour les provinces de Liège et Luxembourg et +- 365T pour la Lorraine). Et, comme il s’agit d’une ressource renouvelable, chaque année 419 tonnes sont disponibles après les tontes.
On remarque un déséquilibre assez marqué entre les régions : si l’on ramène le nombre de moutons à la population des territoires concernés, on voit que le grand-duché a +- 4,58% des moutons pour +-13,4% de la population, la Lorraine a +- 87,2% des moutons pour +-54,5% de la population et les deux provinces wallonnes ont +- 8,3% des moutons pour +-32% de la population (estimations). Il y a donc une expertise manifeste autour de l’élevage de moutons en Lorraine.

Pourtant, cette laine est majoritairement exportée, avec pas ou très peu de plus-value sur le territoire, même s’il y a des différences entre les régions. Partout, la laine est récoltée dans les élevages ou lors de journées de collecte, soit par les tondeurs, les coopératives ou les associations d’éleveurs qui la revendent à des négociants, soit directement par les négociants eux-mêmes. Ces derniers placent alors la laine sur les marchés internationaux.
On peut distinguer plusieurs circuits :
-  La laine lorraine est collectée presque totalement par un très gros négociant (un des plus gros de France), situé en Moselle. L’entièreté est négociée à l’international et part « en suint » en Chine (environ 2000 tonnes par an).
-  La laine grand-ducale est collectée et vendue à ce même négociant mosellan, avec de temps en temps une exception.
-  La laine wallonne peut prendre plusieurs circuits :
o Soit elle est achetée, via des groupements d’éleveurs, par un négociant flamand qui la revend en suint en Chine
o Soit elle est achetée, via des points de collecte spécifiques, par un négociant verviétois. Une partie est transformée en produits finis, le reste (la majorité) est lavé à Verviers puis vendu à l’international, principalement pour la literie.
o Soit elle est achetée directement aux éleveurs pour la fabrication de produits finis locaux.

Sans que les chiffres disponibles soient très précis, on peut estimer qu’aujourd’hui presque 100% des laines lorraines et grand-ducales sont exportées sans aucune transformation locale, et qu’en Wallonie, grâce au travail de la Filière laine, +-26,6% de la laine produite (37 T) est lavée localement et +- 9,9% du total (13,9T) est transformée en produits finis. A noter qu’il n’est pas possible de différencier précisément les laines des deux provinces concernées par le projet car elles sont mêlées à des collectes ou des produits d’autres provinces. Si l’on n’a guère de prise sur le pourcentage de laine lavée avant export puisqu’il dépend des marchés internationaux, on peut voir que le travail entamé il y a 4 ans a commencé à porter ses fruits. Cela peut sembler peu, mais la filière étant presque totalement déstructurée et délocalisée, la transformation de 12 tonnes de laine chaque année représente un important défi, de nombreux partenariats, des recherches d’entreprises, des tests et prototypes… et des milliers de produits sur le marché. Il y a aujourd’hui, en Wallonie, plusieurs sortes de fils à tricoter, des couettes, oreillers, surmatelas, plaids, tapis, nappes cardées et fibres spécifiques pour les fileuses et feutrières, du feutre industriel et du tissu au mètre, des tapis « multifonctions », chaussettes, gants, chaussons, pantoufles, sacs, kits, matelas, semelles, luminaires, objets de décoration et de l’isolant thermique en vrac.

La structuration de la filière, en mettant l’ensemble des intervenants autour de la table, porte donc ses fruits et sera élargie à l’ensemble des territoires de la Grande région concernés par le projet.

Outre les éleveurs et tondeurs, des industries liées à la laine sont encore présentes sur le territoire : un des 4 derniers lavages de laine industriels d’Europe occidentale, teinture, filature, tricotage, tissage, recyclage de fibres. Mais aussi, des négociants en laine, de nombreux artisans et artisans d’art, des designers, des musées et fermes pédagogiques, etc. La plupart de ces entreprises ne travaillent pas que la laine et ne s’identifient donc pas comme partenaires autour de cette matière.

Par ailleurs, il est à noter que dans la majorité des cas la laine transformée par les entreprises et artisans de la GR est de la laine d’importation : laine produite en Australie et Nouvelle Zélande, lavée et teinte (et/ou filée) en Chine puis importée pour la transformation finale.

L’ensemble des transformations possibles de la laine ne peut être réalisé sur le territoire de la Grande région, trop d’entreprises textiles ont fermé ou délocalisé. Néanmoins, en faisant appel aux régions proches, tous les produits souhaités pourraient être fabriqués à partir de laines de la Grande région, en restant dans des distances de production rapprochées et en réduisant ainsi l’impact environnemental.

Outre les défis qu’elle représente (voir ci-dessous), la laine présente des qualités très intéressantes :
-  Antistatique, elle ne retient pas les poussières et ne génère pas d’électricité statique.
-  Hydrorégulatrice, elle peut absorber jusqu’à 30% de son poids en eau sans que cela modifie ses propriétés et sans aucune sensation de "mouillé". Par ailleurs, elle sèche rapidement.
-  Résistante au feu, la laine s’enflamme difficilement et s’éteint dès que la source de flamme s’éloigne. Elle ne dégage pas de fumées toxiques.
-  Absorbante : la laine absorbe et fixe les Composés Organiques Volatils toxiques (COV) qui se trouvent dans l’atmosphère.
-  Isolante, la laine est un très bon isolant thermique, du froid mais aussi du chaud. Elle assure une température constante et isole aussi très bien du bruit.
-  Hypoallergique, la laine suscite très peu d’allergies et, en évitant de garder l’humidité, elle évite la prolifération des acariens et moisissures.
-  Saine, c’est une matière qui respecte la peau, la respiration, le sommeil et les habitants d’une maison.
-  Durable : à la fois naturelle, renouvelable (elle pousse chaque année sur le dos des moutons), utilisable dans son entièreté, produisant peu de déchets (uniquement des déchets valorisables en agriculture dans notre cas) et biodégradable en fin de cycle.
-  Utile. La laine peut être transformée de multiples façons et peut servir autant dans l’habitat (isolation thermique et acoustique, tapis, rideaux, stores, entre cloisons, moquettes, coussins, plaids, paravents, abat-jours, couvre-chaises, rembourrage pour de multiples usages, jeux ou doudous, et nombreux objets de décoration, etc.) que dans la literie (matelas, surmatelas, oreillers, couettes, futons, etc.) et l’habillement (tous vêtements et accessoires, semelles, chaussons, chapeaux, bijoux, sacs, langes lavables, sous-vêtements techniques pour sportifs, etc.).

2. Défis auxquels le projet souhaite travailler

a) Défi agricole

Aujourd’hui, la laine représente un coût dans les élevages ovins, alors même que les exploitations sont en difficulté : coûts de production en augmentation, primes en diminution, prix de vente en stagnation.
Deux calculs du « prix » de la laine ont été faits dans le cadre de la Filière laine. Même si les méthodes de calculs devront être affinées et comparées avec les chiffres français et grand-ducaux, ils sont très significatifs de la situation dans les bergeries :
-  Coût du kilo de laine en suint en prenant uniquement les coûts de la journée de récolte : +-3,35€/kg
-  Prix de revient de laine si on impute les frais de production à la viande et à la laine : 5,19€/kg en suint pour un élevage de 100 brebis et 4,3€/kg en suint dans les élevages de 400 brebis.
Quand on sait que la laine est aujourd’hui vendue par les éleveurs entre 0,9 et 1,4€/kg en suint, et que la tonte est un des moments les plus durs de l’année dans les bergeries, on voit clairement qu’elle représente un coût et on comprend que certains éleveurs finissent par ne plus y faire attention, au risque de ne plus produire de laine de qualité suffisante pour des produits de qualité et au risque de dégrader l’image de nos régions sur les marchés internationaux.

Le fait de trouver des possibilités de valorisation qui permettent de payer à l’éleveur au moins le coût de la récolte est un des éléments indispensable si l’on veut préserver l’élevage ovin qui permet de relever de nombreux défis environnementaux. C’est un enjeu commun à tout le territoire de la Grande région.

b) Défi environnemental et énergétique

Le pâturage ovin a participé au façonnage des paysages ruraux actuels de la Grande région. La pratique ancestrale du pâturage dans ces zones à permis à une biodiversité spécifique particulièrement riche de se développer. Plusieurs habitats Natura 2000 sont concernés : des habitats de landes, prairies et pelouses notamment. Ces milieux sont des habitats d’intérêt communautaire dont la conservation est jugée prioritaire par l’Union européenne. La préservation de cette biodiversité et des paysages ruraux de la Grande région est intimement liée au maintien du pâturage par les moutons. Protéger et maintenir les biotopes prairiaux est aussi important pour s’assurer les nombreux services écosystémiques dont ils sont garants : épuration de l’air, puits de carbone, qualité de l’eau, lutte contre l’érosion, dégradation de la matière organique, maintien de la fertilité des sols…

Pour pérenniser la pratique de l’élevage ovin sur la Grande région, il est essentiel d’en améliorer l’efficience économique, par exemple en développant la valorisation de la laine. La laine est une ressource renouvelable endogène du territoire, aujourd’hui fort mal valorisée alors qu’elle pourrait être un levier de développement. La conception, la production et la promotion de biens à base de laine soutiendra la mutation économique vers une « croissance verte » et locale.

La laine peut être avantageusement utilisée pour l’isolation thermique des bâtiments et permettre ainsi d’augmenter leur efficacité énergétique. Les caractéristiques physiques, chimiques et mécaniques de la laine en font un produit particulièrement intéressant et encore trop peu utilisé dans les bâtiments, aussi bien en construction qu’en rénovation. Généralement utilisée dans le bâtiment pour ses performances d’isolation thermique, la laine a aussi d’excellentes propriétés méconnues notamment d’absorption/isolation acoustique, grâce à l’élasticité de ses fibres, mais aussi des propriétés de régulation de l’humidité ambiante sans diminution de ses capacités d’isolation thermique. Enfin, la résistance naturelle de la laine au feu évite l’utilisation d’autres matériaux (et leur coût énergétique). La laine présente en plus l’avantage d’être un produit naturel et sain, garant de la qualité de vie des occupants des bâtiments et des installateurs. Contrairement à la plupart des isolants thermiques classiquement utilisés dans le bâtiment (laine de verre, laine de roche, polystyrène…), les besoins en énergie pour la production de matériaux isolants à base de laine sont minimes. De plus, la laine est un matériau renouvelable. L’utilisation de la laine dans le bâti en place de produits énergivores et/ou à base de produits primaires non renouvelables réduira indéniablement l’impact environnemental du développement économique et territorial de la Grande région.

Depuis des siècles, la laine est valorisée pour la création de vêtements. Néanmoins, les activités de lavage, de peignage et de filage s’effectuent désormais en Chine ou au Bangladesh et la concurrence des fibres synthétiques est coriace. Non seulement la laine est reléguée au rang de déchets par les éleveurs de moutons de la Grande région car celle-ci est peu valorisée, mais elle est fut également oubliée par le consommateur qui n’en connaît plus les bienfaits et les nombreuses qualités (voir point C.1). La diminution de l’utilisation de cette matière s’explique notamment par l’apparition des textiles synthétiques. Fabriqués à partir de pétrole, ces fibres (polyamide, polyester, acrylique, nylon, etc.) ont un coût énergétique très élevé, à la production et au transport. Sans compter qu’elles épuisent les réserves d’énergie fossile. Ces matières, moins coûteuses à produire, ont peu à peu remplacé la laine dans de nombreux secteurs. Dans le cadre du projet, il semble donc essentiel de sensibiliser le consommateur à cette thématique, et à la présence sur son territoire d’une matière première de qualité. En soutenant la filière laine, le consommateur soutient un mode de production en circuit plus court et contribue à la création/maintien d’emplois locaux. De plus, il contribuera à la réduction de la consommation énergétique : production plus proche, fibre non fossile, transformation moins énergivore, isolation thermique, etc.

Pour préserver et protéger l’environnement, il est essentiel de maintenir un état favorable du milieu naturel. Aujourd’hui malheureusement la flore et la faune très diversifiées des milieux herbeux sont mises à mal. Les causes de cette dégradation sont multiples : urbanisation, intensification des pratiques agricoles, utilisation accrue d’engrais et de pesticides, plantations forestières artificielles, labour et mises en culture, … Le pâturage ovin est particulièrement utile pour restaurer et maintenir la biodiversité des milieux herbeux.

Pour le consommateur, pour l’environnement, pour les entreprises, la laine est donc un produit d’avenir !

c) Défi économique

Un point de départ essentiel au développement d’une filière laine au sein de la Grande région est de recenser l’ensemble des entreprises capables de travailler la laine. Cet état des lieux sera réalisé dans le cadre du projet. De plus, le développement d’une connaissance accrue des différentes qualités de laine présentes dans la Grande région par le biais d’analyses réalisées dans un laboratoire du territoire permettra une utilisation spécifique de chacune d’entre elles. Ceci permettra donc aussi de valoriser les différents types de laines amenant aux éleveurs une rentabilité supérieure.

La mise en vente d’une gamme de produits en laine de la Grande région devrait permettre une valorisation du travail des éleveurs et pourrait augmenter les revenus de ceux dont les pratiques d’élevage permettent de produire une laine de qualité.
Le projet apportera son soutien, aussi, aux entreprises de production et de transformation de la laine (encore) existantes sur le territoire ainsi qu’à tous les porteurs de projets qui souhaiteraient lancer un produit ou une activité autour de la laine.
Enfin, le projet permettra de recréer un lien entre producteurs et consommateurs et d’augmenter la conscience du consommateur quant à la qualité exceptionnelle de la laine et quant à l’importance de développer des produits fabriqués localement, énergétiquement sobres, respectueux de l’environnement. Cette filière courte -potentiel de développement pour le territoire de la Grande région - nécessitera :
-  de partager de nouveaux modèles économiques et de pensée,
-  de diffuser des connaissances techniques,
-  d’établir des partenariats entre différents secteurs,
-  d’identifier et développer une offre et une demande locale.

d) Défi culturel

Grâce à la mise en place d’un réseau “laine” touristique, à l’organisation de fêtes autour de la laine et par la (re)valorisation de produits “laine” au sein de la Grande région, le patrimoine culturel, le savoir-faire artisanal et industriel lié à ce secteur pourront être préservés, redéveloppés et transmis.

Ces éléments sont importants, non seulement parce qu’ils font partie de notre patrimoine et de notre identité, mais aussi parce que ces savoirs peuvent servir de base à l’innovation dans le cadre de l’économie de transition et à la réappropriation des filières de production courtes.

3. Objet du projet

La spécificité de ce projet est de proposer une réflexion et une mise en filière complètes :
-  des pâturages au consommateur,
-  intégrant tous les acteurs, toutes les étapes et tous les niveaux : artisanal, de série, industriel
-  dans des secteurs variés : tourisme, agriculture, écoconstruction, textile, etc.
-  proposant une relocalisation de l’activité ou un maintien de l’activité existante en difficulté
-  intégrant protection de l’environnement, développement économique durable, diminution des consommations d’énergie et culture.

Pour cela, 5 grandes actions complémentaires et transnationales sont proposées :
-  L’identification et l’analyse précises du potentiel humain, industriel, naturel, matériel, artisanal (etc.) du secteur de la laine sur le territoire de la Grande région, de manière à le structurer, entre autres via la création d’une personne morale transfrontalière qui pourra servir au développement du secteur.
-  Le soutien à la création de nouveaux produits ou usages de la laine de la Grande région, via le développement concret de produits, l’accompagnement de porteurs de projets, la sensibilisation de prescripteurs dans le bâtiment, la réflexion sur de futurs outils marketing, etc.
-  La création d’un système pilote et totalement novateur de collecte virtuelle pour augmenter le prix à l’éleveur, améliorer la connaissance des laines disponibles et trouver le meilleur usage/acheteur pour chaque lot de laine. Ainsi qu’un système spécifique de collecte pour les petits éleveurs amateurs.
-  La formation d’étudiants, éleveurs, artisans, particuliers, professionnels pour augmenter les connaissances et les pratiques positives en matière de tonte, tri, impact des pratiques d’élevage sur la laine et sur la biodiversité, connaissance de la laine, diversification touristique.
-  La sensibilisation du grand public et des prescripteurs via des évènements, des documents, et un large circuit des découvertes touristiques.

Nous souhaitons “boucler les boucles” :
-  produire une laine de meilleure qualité, mieux valorisée financièrement et permettant de fabriquer des produits de qualité,
-  soutenir la production de produits durables, au maximum par des entreprises du territoire, à partir de la laine de la GR, en les intégrant dans les réflexions agricoles, environnementales et énergétiques,
-  sensibiliser le consommateur, les autorités, les prescripteurs à l’intérêt de la laine et de sa filière.

Pour travailler de manière durable et transversale, il est indispensable d’avoir une échelle suffisante et de mutualiser les apports et spécificités. Travailler ensemble en Grande région permet :
-  Des transferts de l’expérience française en matière d’élevage ovin et wallonne en matière de filière laine
-  L’accompagnement de projets ‘’laine’’ dans leur globalité, tenant compte de la réalité nécessairement transfrontalière du développement de projets de ce type
-  Le soutien de l’élevage ovin, secteur en difficulté et confronté aux mêmes problèmes de part et d’autre des frontières.
-  de valoriser un patrimoine commun, que ce soit au niveau technologique, environnemental, agricole, touristique, de biodiversité, etc.

Par ailleurs, la relocalisation de l’activité économique est un enjeu majeur dans nos régions qui souffrent des mêmes crises. Le développement d’une filière laine peut donc constituer un atout important pour une économie créative, circulaire, durable, locale, basée sur les ressources naturelles et humaines de nos territoires… tout en participant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de la Grande Région.

Les partenaires de DEFI-Laine portent ensemble toutes les actions et leurs complémentarités. Ils partagent aussi un certain nombre de valeurs : collaboration et partage des informations, entraide, souci de répondre aux besoins réels des parties prenantes, implication de tous, gouvernance participative, économie des moyens publics… et plaisir de travailler ensemble à la valorisation d’une matière chaleureuse à laquelle est liée notre histoire commune.

C2. Objectifs du projet en lien avec l’objectif spécifique sélectionné
C2. Ziele des Projektes im Zusammenhang mit den ausgewählten spezifischen Ziel

Le projet DEFI-Laine s’inscrit pleinement dans le cadre de l’axe 2 du programme : Assurer un développement respectueux de l’environnement et du cadre de vie en soutenant la transition industrielle vers une économie utilisant les ressources de façon rationnelle, et en favorisant une croissance verte, l’éco-innovation et la gestion des performances environnementales dans les secteurs public et privé.
Plus particulièrement, il répond en priorité à l’objectif stratégique 5 " Réduire l’impact environnemental dans le cadre du développement économique et territorial de la Grande région”.

a) Vers une utilisation plus efficiente des ressources et une réduction de l’impact environnemental
La laine de mouton est réglementairement considérée comme un sous-produit animal non destinée à la consommation humaine. Il s’agit toutefois d’une ressource naturelle locale et renouvelable dont la valorisation constitue une contribution à l’économie circulaire et à la gestion efficace des déchets.
DEFI-Laine a pour ambition de favoriser le développement de produits formulés à partir de laine locale, que ce soit dans le cadre :
● de la conception de produits totalement innovants,
● de la reconception de produits où la laine viendra se substituer à des ressources pétro-sourcées ou à des ressources bio-sourcées non-locales.
Les filières bâtiment, habillement, ameublement et agro-matériaux seront concernées.
Une attention toute particulière sera portée à l’éco-conception : réflexion sur la fin de vie des produits, utilisation d’écotechnologies à faible émission de carbone, réutilisation, volonté de diminuer et de valoriser les sous-produits à chaque étape de la filière (déchets de laine, suint, ...).
Pour parvenir à ce résultat, il sera indispensable de relocaliser l’ensemble de la filière laine si possible sur le territoire de la Grande région et sinon à proximité. Cette relocalisation permettra par ailleurs de diminuer l’empreinte environnementale du territoire, de diminuer les opérations d’export de laine brute et d’import de laine traitée, et donc de réduire la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre liées au transport de ces matières.

b) Développer de nouvelles technologies et produits à base de laine visant à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments
La laine possède des propriétés intéressantes pour des usages dans le bâtiment.
Avec un coefficient de conductivité thermique équivalent aux fibres minérales classiquement utilisées, la laine offre des performances similaires de confort d’hiver. Toutefois, elle va offrir un meilleur confort d’été puisqu’elle présente un déphasage plus important qui va éviter à la chaleur d’entrer trop rapidement. La température restera donc plus agréable et, en cas de fortes chaleurs extérieures, la consommation énergétique pour la climatisation sera diminuée par rapport à des bâtiments isolés en laine de verre ou laine de roche.
Autre avantage de la laine, elle permet une bonne isolation phonique.
Enfin, contrairement aux fibres végétales qui sont également des ressources renouvelables avec un bon déphasage et une bonne isolation phonique, elle présente un caractère imputrescible qui permet de réduire les additifs lors de sa formulation en isolant.
Plusieurs actions de DEFI-laine visent la mise en œuvre de la laine dans le bâtiment.

c) Contribuer à un développement territorial local et intégré
DEFI-Laine veut créer les conditions d’une gouvernance partagée entre les différents acteurs de la filière laine (éleveurs, tondeurs, entreprises de transformation, monde de la recherche et du développement, partenaires associatif et institutionnel…). Sur la base d’un diagnostic territorial partagé à l’échelle de la Grande région, il s’agira de mettre en place une structure transnationale pérenne qui aura notamment pour mission d’animer et de structurer la filière. Cette structure aura également pour vocation de soutenir, à long terme et au-delà de la durée du projet, des projets de développement et de proximité qui prennent en compte les enjeux environnementaux, économiques et sociétaux.
Les actions de soutien à la filière par le biais du développement de l’offre de formation et par le biais de l’écotourisme vont en outre contribuer à renforcer l’attractivité et à revitaliser les zones rurales concernées par l’élevage ovin sur l’ensemble de la Grande région.

DEFI-Laine présente de plus un caractère transversal puisqu’il va également contribuer à d’autres objectifs stratégiques de l’axe 2.

d) Objet spécifique 3 : Atteindre un état de conservation favorable du milieu naturel.
De nombreux projets « nature » intègrent le pâturage ovin comme moyen de restauration et de maintien des milieux naturels et des espèces animales et végétales qui y sont liées. Différents types d’habitats spécifiques de prairies et de pelouses présents sur le territoire de la Grande région, dont la biodiversité est particulièrement riche, ont été façonnés par la pratique ancestrale du pâturage. Pour différentes raisons, le pâturage de ces habitats plus pauvres et/ou difficilement accessibles s’est progressivement marginalisé. Sans le pâturage régulier des moutons, la biodiversité diminue. Maintenir et promouvoir l’élevage ovin en améliorant l’efficience économique de cette activité par une meilleure valorisation des toisons produites pérennisera incontestablement le pâturage en Grande région. Afin de soutenir plus spécifiquement le pâturage ovin comme moyen de restauration et de maintien de la biodiversité des milieux de grands intérêts écologiques (réserves naturelles et zones Natura 2000), le projet DEFI-Laine initiera et accompagnera la création et la commercialisation de produits à base des laines des moutons de parcourt qui œuvrent au maintien des pelouses et prairies à hautes valeurs écologiques.
Par ailleurs, l’élevage ovin présente un intérêt majeur pour le maintien des prairies constituant des « puits de carbone » participant à limiter la hausse du CO2 et le réchauffement climatique.

e) Objectif spécifique 4 "Renforcer la valorisation culturelle et touristique du patrimoine".
DEFI-Laine aura un impact patrimonial et touristique important via
-  l’organisation de 5 grandes fêtes mettant en valeur les artistes et artisans, les savoir-faire, les professionnels du secteur, à destination du grand public de la Grande région et des touristes plus largement
-  la création d’un circuit des découvertes de la laine à l’échelle de la Grande région afin de faire découvrir le patrimoine naturel, culturel, artistique, industriel, historique (...) existant autour de la laine ou lié au mouton. Ce circuit permettra d’attirer de nombreuses familles et écoles et de sensibiliser le public aux acteurs de la filière, à la laine en général, ses multiples produits et les milieux naturels remarquables qui se sont développées grâce aux pâturages des moutons.
Ces deux actions permettront bien entendu de promouvoir la filière laine et ses produits, ce qui renforcera les autres actions du projet.

C3. Description générale synthétique du projet et présentation de la plus-value transfrontalière du projet
C3. Allgemeine Projektkurzbeschreibung und Darstellung des grenzüberschreitenden Mehrwerts des Projektes

Un tel projet doit nécessairement être mené de manière transnationale et à une échelle suffisante.

En effet :
-  Les enjeux sont identiques sur tout le territoire : consommation énergétique à diminuer, protection de l’environnement et biodiversité, prix bas de la laine aux éleveurs, création ou maintien d’emplois non délocalisables, construction d’une économie plus verte et de transition, etc.
-  Vu la perméabilité des territoires, l’impact d’une mesure ou d’un type d’économie a un effet direct sur les territoires limitrophes. C’est particulièrement vrai, aussi, en matière environnementale : les effets néfastes ou positifs sur la consommation d’énergie, les paysages, la biodiversité sont diffusés rapidement. Un développement respectueux de l’environnement et du cadre de vie d’un territoire gagnera à ne pas devoir se contraindre à des limites frontalières somme toute fort artificielles quand il s’agit de nature, de paysages, ….
-  L’expertise est partagée :
R élevage ovin surtout en Lorraine, connaissance de la laine surtout en Wallonie
R pôle textile dans les Vosges, pôle lainier à Verviers
R expertise touristique au grand-duché de Luxembourg
R etc.
-  Le secteur textile est globalement sinistré et a largement fermé ou délocalisé. Des solutions en matière de production ne peuvent donc être trouvées à l’échelle de zones réduites. Il est nécessaire de mettre en commun tous les moyens disponibles.
-  Au fur et à mesure des années, les savoirs agricoles, artisanaux et industriels autour de la laine ont été perdus ou ont regressé. Il est donc devenu urgent de mettre un maximum d’informations en commun pour construire de nouveaux projets et chemins de valorisation communs. Par exemple, le lavage, la teinture et divers traitements et le recyclage de la laine sont possibles à Verviers (Traitex, Dyvertex, Huppertz) et il existe en Lorraine des entreprises capables de filer, tisser ou tricoter (Bergère de France, Garnier-Thiebault ou Tricotage des Vosges).
-  Pour appréhender une filière dans sa globalité, il y a un intérêt majeur à mettre ensemble des acteurs de nature différente pour croiser les expertises, les points de vue, les réseaux, les réalisations.
-  Les projets d’ampleur nécessitent d’avoir des lots de laine importants et homogènes.
-  Le transport et le stockage de la laine sont soumis à la même réglementation européenne (règlement (CE) n°1069/2009 et règlement (UE) 142/2011).
-  Le tourisme de proximité concerne aujourd’hui beaucoup d’habitants de la Grande région.

C’est pourquoi les 13 partenaires effectifs de DEFI-Laine et les partenaires méthodologiques ont décidé de travailler ensemble à 5 grandes actions :
-  Structuration transnationale des acteurs
-  Développement de nouveaux produits et activités
-  Formation
-  Collecte de la laine
-  Promotion de la filière et de ses produits

L’analyse à l’échelle transfrontalière permettra donc d’identifier sur chaque versant les freins et opportunités rencontrés par la filière laine afin de les transposer à l’ensemble du territoire et d’apporter des solutions communes à l’échelle transfrontalière en mettant en place les leviers de son développement.

La filière laine se servira des différences de maturité et des spécificités de chaque versant comme d’une force pour la mise en commun de compétences utiles à son développement !

Économiquement, un travail à l’échelle de la Grande région devrait permettre de diminuer les coûts des différents traitements réalisés sur les lots et donc permettre une plus-value plus intéressante économiquement pour tous.

L’ensemble des actions est présenté plus précisément à la question C4. Et, il est important de souligner que les partenaires ont voulu un projet qui soit véritablement transnational, depuis sa conception collective jusqu’aux diverses actions, qui sont systématiquement portées par plusieurs partenaires et pensées pour tout le territoire.
Cet aspect collectif et global est vraiment une spécificité forte du projet. Par exemple, l’ensemble des actions ont été déterminées en commun (depuis une première réunion en juin… 2014 jusqu’à une dernière réunion commune en avril 2016) et le présent dossier de candidature a été rédigé en commun par tous les partenaires effectifs via un document partagé.
Et, toutes les actions sont prévues pour se dérouler pour ou sur tout le territoire. Bien sûr, il faudra décentraliser et adapter aux réalités locales, mais l’ensemble des actions sont pensées en commun, coordonnées et prévues pour avoir des effets communs.

Par ailleurs, les partenaires souhaitent apporter les réponses ci-dessous aux remarques qui leur ont été faites lors de la décision “go/no go”

1) Choix de l’objectif spécifique.
Les objectifs de DEFI-Laine sont en parfaite adéquation avec l’objectif spécifique 5 du programme de coopération : « Réduire l’impact environnemental dans le cadre du développement économique et territorial de la Grande région ». En effet, en réponse spécifique à cet objectif, les actions permettront entre autres :
o De contribuer à la fois à la protection de l’environnement et au développement économique des territoires.
o De privilégier les éco-technologies et la rénovation thermique, en particulier dans le bâtiment.
o De développer de nouveaux modes de consommation, en axant la consommation (touristique et de biens) vers des produits locaux, naturels et économes en énergie.
o De proposer des produits innovants avec une matière biosourcée, renouvelable, durable, locale.
o De développer une position pionnière vis-à-vis d’autres régions, puisqu’un tel projet, à cette échelle et sur plusieurs pays n’existe nulle part ailleurs.
o De réduire la consommation d’énergie, autant dans la consommation directe d’énergie (meilleure isolation des bâtiments, vêtements plus chauds) que dans l’énergie grise utilisée pour les productions (diminution des transports de marchandises, développement du tourisme de proximité, remplacement de fibres issues du pétrole, etc.).
o De renforcer l’économie circulaire en valorisant une matière, qui est considérée comme un sous-produit au regard de la législation européenne (règlement CE n°1069/2009 et règlement UE 142/2011) et souvent considérée comme un déchet par les éleveurs en raison de sa très faible valeur commerciale actuelle.
o D’avoir une gestion plus efficiente des ressources du territoire, en valorisant une matière première du territoire aujourd’hui quasiment entièrement exportée sans plus-value et avec un coût écologique important.
o De créer un outil permettant le développement territorial intégré sur la thématique de la laine, via la création d’une structure commune, dont la gouvernance sera assurée directement par les acteurs concernés du secteur.
o De renforcer la pérennité de l’élevage ovin, maillon important pour le maintien et la restauration de la biodiversité.
o De développer et mettre en œuvre des outils, des partenariats et des produits qui diminuent l’impact environnemental du développement économique territorial.
o De sensibiliser la population aux enjeux et possibilités d’un développement économique endogène, durable et circulaire.
o Le développement d’une chaîne de valeur complète autour d’une matière première du territoire, grâce à des méthodologies, partenariats et produits innovants.

Par ailleurs, le projet s’inscrit pleinement dans l’axe 2 du programme de coopération « Assurer un développement économique respectueux du cadre de vie et de l’environnement puisqu’il aura aussi un impact sur :
a) l’état de conservation du milieu naturel
o via le pâturage ovin et ses retombées en matière de biodiversité,
o et via la promotion du travail en réserves naturelles grâce aux produits en laine des réserves qui seront fabriqués
b) la valorisation culturelle et touristique du patrimoine
-  via la création d’un circuit touristique autour de la laine et du mouton,
-  via l’organisation de fêtes de la laine,
-  via la valorisation intégrée du patrimoine artistique, artisanal et naturel (paysages, réserves naturelles, etc.)

Outre le calcul chiffré lié aux indicateurs, le SENS de notre projet est clairement lié à l’axe 2 – objectif spécifique 5.

2) Partenariat
a. Pour valoriser l’aspect transfrontalier du projet, l’implication d’opérateurs supplémentaires est recommandée, notamment des partenaires représentatifs pour les éleveurs et bergers (Syndicat Ovin de Moselle, d’autres syndicats d’éleveurs ovins ou groupements de producteurs) et des opérateurs situés dans le pays de la Sarre et en Communauté germanophone de Belgique.
i. 5 associations d’éleveurs sont partenaires du projet : L’association des éleveurs d’Est à laine mérinos, le Syndicat ovin des Vosges, Asori (qui couvre toutes les régions du Nord et de l’Est de la France, ainsi que l’Île de France), l’Association des bergers luxembourgeois et l’association Landesverband der Schafhalter/Ziegenhalter und Züchter Rheinland Pfalz. Le syndicat ovin de Moselle n’a pas répondu à notre sollicitation. Avec, en plus, l’Association wallonne de l’élevage, il nous semble avoir une réelle représentativité des éleveurs au sein du projet. »Sarre : différents contacts ont été pris pour rechercher des opérateurs en Sarre et Rhénanie Palatinat. l’ensemble de la correspondance mail est à disposition.
1. Par l’entreprise Traitex de Verviers, lavage de laine internationalement connu qui a plusieurs clients allemands
2. Par le Celabor, qui a contacté la Hochschule de Trêves, option design. Mais l’école n’a pas souhaité participer au projet.
3. Par Catherine Boulot, du lycée agricole de Pixérecourt, et le réseau EDD-BNE (Education au développement durable en Grande région/Bildung für nachhaltige Entwicklung in der Grossregion ». Une demande a été faite mais est restée sans réponse.
4. Via le Parc naturel Obersauer (GDL) qui a vérifié, via ses réseaux, s’il y avait des partenaires allemands potentiellement intéressés.
5. Les écoles de design de Koblenz et Mainz ont été contactées par le Parc naturel Hautes fagnes-Eifel, sans succès.
6. Via une personne très proche de la Filière laine, Nathalie Ketterle (http://www.kollektion-der-vielfalt.de). Située en Bavière, elle est responsable de plusieurs associations d’éleveurs de races locales et fabrique de nombreux produits en laine locale qu’elle vend dans l’Allemagne entière. Dès 2014, à la demande de la Filière laine, elle a envoyé un mail proposant à différents organismes ou partenaires potentiels de nous rejoindre. Les rares réponses qu’elle a reçues ont été négatives. Elle considère qu’il n’y a pas assez de moutons dans cette région pour que le projet suscite de l’intérêt et elle assure qu’il n’y a pas d’entreprise de transformation de la laine dans ces länder.
7. Le Landesverband der Schafhalter sera donc notre seul partenaire allemand.
ii. Au niveau wallon, il n’y a plus réellement de Fédération ovine, la Ficow n’ayant plus aucune activité. C’est donc l’AWE qui sera le relais vers les éleveurs ovins comme partenaire méthodologique.
iii. Le Parc naturel Hautes Fagnes – Eifel couvre la majorité des communes de la Communauté germanophone (à l’exception de Kelmis et Lontzen). Il nous semble donc qu’il apporte les spécificités de ce territoire dans le projet. De plus, il n’y a pas d’autre opérateur pertinent pour notre projet en Communauté germanophone.
b. Le rôle de chaque partenaire est précisé dans le descriptif des actions en C4.

3) Actions
a. Le calendrier de réalisation des actions est précisé dans un tableau Excel annexé. Certaines actions auront lieu tout au long du projet, ou seront reproduites à plusieurs reprises sur la durée du projet.
b. Il conviendra de faire un état des lieux, même sommaire, de la filière laine dans la Grande région, et d’expliciter l’enjeu économique et en matière d’emploi de cette filière. Les informations dont nous disposons se trouvent dans la présentation générale en C1.
Il conviendra de chiffrer les objectifs à atteindre (par exemple, passer de X% de laine issu de la production régionale transformée en Grande Région à Y%)
Sachant qu’il s’agit d’un premier projet de coopération, dans un secteur (le textile) particulièrement sinistré et délocalisé, il nous semble crédible d’atteindre les objectifs suivants :
i. Provinces de Liège et Luxembourg : si on estime le % actuellement transformé identique à celui de la RW dans son ensemble on arrive à +- 13%. Le faire passer à 20% de la laine produite dans ces provinces transformée en produits finis en 3 ans serait une belle réussite.
ii. Lorraine : à part une bergerie des Vosges qui transforme quelques dizaines de kg par an, il n’y a actuellement aucune valorisation de la laine locale. Vu les volumes en jeu et le fait que les premières années sont les plus difficiles pour remettre une filière en place, l’objectif de 8% serait une belle réussite à l’issue du projet.
iii. Grand-duché de Luxembourg : nous souhaitons aussi atteindre 8% de la laine valorisée puisqu’actuellement il n’y a pas non plus de transformation de la laine locale.
c. Merci de préciser comment se fera le lien avec le marché aval de la filière laine. L’écoconstruction est une des pistes évoquées : quels partenaires du domaine de l’écoconstruction seront associés au projet ? Le fait de mettre en place une filière complète est vraiment au cœur de notre projet. L’écoconstruction est bien entendu un secteur privilégié, grâce à la présence de plusieurs partenaires qui y sont liés : le Cluster écoconstruction, Agria Lorraine, le GEIE Ecotransfaire, le Pôle fibres-énergivie. L’aval de la filière sera également pris en compte notamment via l’étude de marché, le développement d’un produit issu des laines des réserves naturelles, l’accompagnement de porteurs de projets/produits en laine, la promotion de la laine auprès des prescripteurs du bâtiment, et la mise en place de l’un ou l’autre outil commun de marketing des produits créés. Le lien entre amont et aval, entre offre et demande sera aussi réalisé par la sensibilisation du grand public et des professionnels.
Des contacts ont-ils été pris avec les industriels du textile ainsi qu’avec le Pôle Fibres-Energivie ? Oui. Les premiers contacts, pris en janvier, n’avaient pas pu aboutir à temps et le Pôle Fibres-énergivie est maintenant partenaire méthodologique. La filature Bergère de France implantée à Bar-le-Duc, a également été contactée et participera au projet. Les contacts entre la Filière laine et le lavage de laines Traitex sont réguliers.
d. Il conviendra de préciser l’équilibre entre des actions de sensibilisation (à construire pour que les bénéficiaires finaux soient bien en Grande Région, dans chacun de ses versants) et des actions concrètes pour accroître la valeur ajoutée réalisée sur le territoire. Le projet est pensé comme un tout intégrant la valorisation à l’élevage, la recherche de produits, les transformations et la commercialisation, avec un pan de sensibilisation du public et des professionnels permettant, entre autres, d’assurer la demande de produits. Les actions de sensibilisation sont prévues pour le public de l’ensemble du territoire : contenus, localisations, communication, etc.

4) Autres précisions à apporter :
a. Action 1 : préciser la cible et le fonctionnement de cette filière. L’action 1 du préprojet (=action 5 du présent projet) s’intitulait : « Promouvoir la filière et ses produits auprès du public, des consommateurs et des prescripteurs ». Le terme « filière » représente ici l’ensemble des acteurs participant à la chaîne de valeur de la laine : éleveurs, tondeurs, entreprises, artisans, musées, lieux touristiques, designers, etc.
b. Action 2 : Il serait souhaitable que les opérateurs se rapprochent d’une unité de recherche ou d’une entité œuvrant dans le transfert de technologies tel que le pôle compétitivité fibre d’Épinal. Le centre de recherche Celabor est membre effectif du projet, ainsi qu’Agria Lorraine, qui œuvre en particulier dans le transfert de technologies et l’innovation. Le Pôle Fibres-énergivie est, lui, partenaire méthodologique associé.
c. Action 3 : « formation » il faudra définir plus précisément les besoins quantitatifs et qualitatifs (nombre de personnes à former) en impliquant, si elle est à destination des éleveurs, les fonds d’assurance formation. Le nombre de personnes à former est indiqué en C4 dans la description des activités de formation. Les fonds de formation des éleveurs semblent très difficiles à mobiliser : d’une part la prise en charge de formation à l’étranger est extrêmement difficile, d’autre part les formations proposées ne débouchent pas sur une attestation officielle.
d. Expliquer si et comment le projet a pris en compte les dispositifs de formation déjà en place (p.ex. : Formation au dressage de chiens de troupeaux du CFPPAF de Mirecourt) et justifier le besoin transfrontalier de formations. La Formation au dressage de chiens a été retirée du projet. Les dispositifs existants ont été pris en compte puisque les lycées agricoles concernés sont partie prenante dans l’élaboration (et l’animation) des contenus de formation. Les modules pour étudiants ont été pensés par les enseignants eux-mêmes, pour être complémentaires à leurs apports. Concernant les autres modules, il s’agit de formations qui n’existent pas ou pas pour le public concerné. La formation envisagée de façon transfrontalière permet, entre autres,
i. D’utiliser l’expertise lorraine en matière d’élevage ovin au bénéfice des deux autres pays
ii. De transmettre l’expertise wallonne en matière de laine
iii. De créer un (futur) réseau de personnes qui ont le même « background » et pourront interagir par la suite.
e. Action 4 : Quelle est la finalité de l’association ? La structure morale qui sera créée aura comme objectif de structurer le secteur et, au-delà du projet, de concevoir, créer et commercialiser des actions de promotion et des articles à bases des laines produits sur le territoire de la grande Région. Cette structure permettra aux acteurs de la laine de la Grande région, tous types confondus, de prendre leur destinée commune en main. Les actions précises à mettre en œuvre seront décidées avec les acteurs dans le cours du projet.
f. Action 5 : Comment sera financé la collecte ainsi que le complément de revenu ? Nécessité que ce nouveau débouché de la laine apporte un complément de revenu pour les éleveurs ovins. Vu l’option innovante qui est prise dans cette nouvelle version du projet, la collecte « virtuelle » sera peu coûteuse et, surtout, plus pérenne dans le temps. Et, il est clair et évident que cette manière de faire doit déboucher sur un revenu plus élevé à l’éleveur. La vente de laine doit, au minimum couvrir les coûts de tonte et récolte de la laine (cfr action 4).

5) Budget
a. Le budget est globalement trop élevé et il est demandé de le réduire et d’assurer la cohérence entre budget et actions prioritaires, une option serait de réaliser en premier lieu une étude de faisabilité visant à valider le projet. Conformément à la demande, le budget a été diminué. Le partenariat est suffisamment mûr pour mettre en place des actions concrètes.
b. Merci de veiller à l’utilisation des catégories de dépenses adaptées. Nous avons tenté d’y veiller au mieux.

C4. Description des actions
C4. Beschreibung der Aktionen

1) Action du projet / Projektaktion n°1

Structuration de la Filière et création d’un organisme transnational

L’action entend favoriser la création d’une personne morale « Laine en Grande région » afin de structurer le secteur et, au-delà du projet, de concevoir et commercialiser des actions de promotion et des articles à base de laines produites sur le territoire.
Cette structure permettra aux acteurs de la laine de la Grande région, tous types confondus, de prendre leur destinée commune en main.
Sont nécessaires pour cela :
- L’identification de l’ensemble des acteurs, quel que soit leur type,
- La détermination des laines disponibles et leurs débouchés potentiels,
- La création juridique de la structure une fois un nombre suffisant d’acteurs convaincus de son utilité,
- L’animation de la structure.

Opérateurs participants /teilnehmende Projektpartner
Cluster écoconstruction comme partenaire référent et l’ensemble des partenaires effectifs et méthodologiques pour la détermination des critères de recherche d’information et la collecte d’information

Public cible / Zielgruppe :
Professionnels de tous types ayant un lien avec la laine.

Résultat de l’action / Ergebnis der Aktion

- Existence d’une nouvelle personne morale, sectorielle, en Grande région
- Pérennisation d’un certain nombre de réalisations du présent projet.
- Continuation du développement d’activités et produits locaux, durables, respectueux de l’environnement et de l’habitat autour de la laine.
- Émergence d’une identité commune à la Grande région pour ce secteur d’activité qui comprend des acteurs très différents : éleveurs, designers, artisans, entreprises, musées, laboratoires, écoles, etc.
- Existence d’une « cartographie » multisectorielle, transnationale et actualisée.

Budget de l’action / Budget der Aktion

Description des actions / Beschreibung der Aktionen

Action 1.1. Collecte des informations
L’objectif est :
1. de déterminer collectivement les informations pertinentes à recueillir,
2. de rassembler les outils de collectes à disposition et au besoin de les créer,
3. de concevoir une grille structurant la filière et permettant d’effectuer les analyses à posteriori,
4. de déterminer le timing et définir un processus de suivi
5. d’utiliser les outils conçus pour que chaque partenaire puisse collecter toutes les informations pertinentes sur son territoire ou dans son secteur d’activité.

Les informations communes à identifier concerneront, par exemple : les quantités, qualités et races de laine produites et utilisables, les acteurs de la filière laine (éleveurs, designers, artisans, entreprises, lycées, associations, musées, organismes publics, écoles de design et designers ou stylistes, etc.), les produits existants, les réserves naturelles et zones Natura 2000 pâturées par des moutons, etc.

En cas de besoin, la collecte pourra être réalisée une deuxième fois en fin de projet de manière à identifier les changements et offrir une cartographie actualisée aux porteurs de la nouvelle structure.

Résultats : Existence du questionnaire - Existence d’une base de données transnationale

Action 1.2. Analyse des données et du diagnostic territorial commun
Les chiffres et informations qualitatives recueillies à l’activité 1 serviront de base à un diagnostic territorial commun et à l’édition d’un annuaire numérique.
Cette analyse permettra une mise en perspective des données et des actions prévues dans le projet.
Résultat : Avoir une vision claire de l’ensemble de la filière, des quantités et qualité de laines produites et exploitables, des acteurs présents, des pistes de prospection, etc.

Activité 1.3 : Détermination du type de structure et de ses objectifs, moyens et priorités
En vue de déterminer le type de structure (cluster, GEIE, AISBL…), ses objectifs et moyens ainsi que ses priorités de travail, l’ensemble des acteurs repérés seront invités à des réunions transfrontalières.
Résultats : Charte d’objectifs clairs

Activité 1.4 : Création de la personne morale
Élaboration des statuts en impliquant un maximum d’acteurs et création juridique de la personne morale.
Résultat : Existence de la structure juridique

Activité 1.5 : Élaboration du plan d’action
Dans le cadre de la nouvelle structure, prévoir et animer des groupes de travail pour faire émerger des actions qui correspondent aux besoins.
Existence d’un plan d’action

2) Action du projet / Projektaktion n°2

Emergence de nouveaux produits/activités en laine de la Grande Région

L’action entend favoriser par différentes activités complémentaires la conception, le développement, la création et la commercialisation d’articles à base de laines produites sur le territoire de la GR, ou d’activités diverses liées à la laine.
Pour cela, elle proposera :
- la réalisation d’une étude de marché à l’échelle Grande région,
- L’accompagnement individualisé complet et de proximité de porteurs de projets liés à la laine,
- la création et la commercialisation de produits en laine issus spécifiquement des réserves naturelles et zones Natura 2000 de la GR,
- le développement d’un produit innovant et écologique valorisant la laine de la Grande région

L’action permettra donc de mettre en place une chaine de valeur complète : identification des acteurs et des matières premières -> définition du marché -> écoconception -> recherche de partenaires -> accompagnement technico-financier -> test de produit.

Opérateurs participants /teilnehmende Projektpartner
Parc naturel régional de Lorraine (2.1.), Alexis et Filière laine (2.2.), Natagora (2.3.) avec les parcs naturels, Alexis et la Filière laine en appui, AGRIA Lorraine et Celabor (2.4.) avec Filière laine, Alexis, Cluster écoconstruction, Fedustria et PNR Lorraine en appui, Filière laine et tous partenaires (2.5.)

Public cible / Zielgruppe :
Acteurs du secteur et consommateurs (2.1.), Porteurs de projets agricoles, artisanaux, PME, industriels (2.2.), Gestionnaires de réserves naturelles et zones Natura 2000, tondeurs, consommateurs (2.3.), Entreprises valorisant ou souhaitant développer la valorisation de produits issus pour tout ou partie de laine de mouton de la GR (2.4.)

Résultat de l’action / Ergebnis der Aktion
- Existence de nouveaux produits permettant de mieux valoriser les ressources du territoire, économiser l’énergie, diminuer les diverses pollutions et préserver l’environnement naturel du territoire.
- Augmentation des ventes des produits ou activités liés à la laine dans la Grande région.
- Mise en valeur de l’importance du pâturage des réserves naturelles/zones Natura2000 par l’existence de produits issus de la laine des moutons impliqués.
- Existence d’un prototype fonctionnel manufacturable innovant.

Budget de l’action / Budget der Aktion

Description des actions / Beschreibung der Aktionen

Activité 2.1 : Réalisation d’une étude de marché à l’échelle de la Grande Région
Réalisation d’une étude de marché visant à :
• caractériser les composantes du marché actuel (demande, concurrence, environnement, circuits de distribution…)
• estimer et identifier les débouchés possibles de la laine de la Grande Région
• identifier des produits potentiels à partir des laines disponibles
Cette étude devra permettre de susciter la fabrication de nouveaux produits et de trouver des débouchés pour les commercialiser.

Résultat : Identification des débouchés possibles de la laine et d’un circuit de commercialisation à l’échelle de la Grande Région

Activité 2.2. : Accompagnement individualisé de porteurs de projets
Les projets qui veulent se lancer autour de la laine locale ont besoin, en général, d’un double accompagnement : technique et économique. Pour croiser les regards, répondre aux besoins concrets des porteurs de projets et pour utiliser au mieux les compétences des partenaires concernés, nous proposons un co-accompagnement :
• d’une part basé sur la faisabilité technique (entreprises disponibles, influence des caractéristiques de la laine, techniques de production, design, etc.),
• et d’autre part un accompagnement économique : business plan, structure de coûts/de prix, aides à la création ou au financement, crowfunding, éléments de marketing, faisabilité commerciale, etc.
L’accompagnement sera effectué par les mêmes personnes dans les 3 pays et une méthode d’accompagnement commune sera prévue.

Pour construire un dispositif d’accompagnement adapté à chaque pays, un support reprenant l’ensemble des contraintes liées à l’environnement juridique de chaque type d’activité et les aides potentielles mobilisables dans chaque territoire sera élaboré. Dans un second temps une liste de personnes ressources et organismes de soutien sera établie et contactée, pour faciliter l’inscription des projets dans leur environnement national, tout en préservant l’accompagnement commun transnational.

Un accompagnement en allemand sera possible pour les porteurs de projets germanophones.

Résultat : Nouvelles activités et produits en laine de la GR. Cadre d’accompagnement transfrontalier commun

Activité 2.3 : Création et commercialisation d’un produit issu des réserves naturelles et zones Natura 2000
L’action 1 du projet permettra de déterminer quelles sont les réserves naturelles et zones Natura 2000 entretenues par des moutons. Ensuite, des groupes de travail permettront :
• d’imaginer des produits et de (faire) réaliser des prototypes,
• de préciser le cahier des charges des produits, e.a. environnemental,
• de rechercher les financements spécifiques complémentaires pour les réserves ou éleveurs souhaitant participer à la mise en production,
• d’organiser la production
• de rechercher les points de vente
• d’organiser la distribution des produits
• de mettre en œuvre la communication sur les produits.

La gestion des milieux particuliers que sont les réserves naturelles et zones Natura 2000 demande de travailler avec des races rustiques dont les laines présentent des caractéristiques particulières et sont généralement moins facilement valorisables. Il est donc intéressant de proposer des articles produits à partir des laines des moutons impliqués dans la gestion de milieux naturels exceptionnels.

Les groupes de travail rassembleront diverses compétences (éleveurs, gestionnaires, artistes, créateurs, artisans…) et seront animés selon les méthodes d’intelligence collective pour trouver des idées originales de produits adaptés aux laines concernées.

Pour la fabrication des produits, il sera fait appel, dans la mesure du possible, à des artisans et entreprises de la GR.
La commercialisation et le marketing relatifs à ces produits tiendront compte de leur spécificité et de leur potentiel de sensibilisation des consommateurs à l’environnement.

Résultats : Existence de 3 produits en laines issues des toisons des moutons participants à la gestion durable des réserves naturelles et de zones Natura 2000.
Existence d’un cahier des charges commun.
Existence d’un circuit de commercialisation et de distribution.
Existence d’une communication spécifique sur ces produits

Activité 2.4 : Développement d’un produit innovant et écologique valorisant la laine de la Grande région
L’identification des entreprises du territoire valorisant ou ayant la capacité de valoriser de la laine (action 1) et les premiers résultats de l’étude de marché (activité .1) permettront d’organiser des rencontres afin d’évoquer avec les entreprises l’opportunité de développer ou améliorer un produit innovant et écologique à partir de laine de la Grande région.

Dans un premier temps il s’agira d’organiser une réunion thématique à destination de ces entreprises :
• Présentation des caractéristiques, propriétés et atouts de la laine
• Focus sur la laine dans la filière bâtiment et/ou dans la filière textile-ameublement
• Présentation de la filière de production et de valorisation de la laine de mouton actuellement en Grande Région
• Présentation des résultats de l’étude de marché
• Ouverture vers la possibilité d’accompagnement au développement d’un produit innovant et écologique à base de laine de mouton

En parallèle il s’agira également de mettre en place un concours à destination des designers et futurs designers afin d’explorer de manière créative tous les usages possibles de la laine dans les secteurs de l’habillement, de l’ameublement, du textile et des matériaux de manière générale. Une attention toute particulière sera apportée à la prise en compte de la dimension environnementale et des principes d’éco-conception lors de l’évaluation des candidatures. Ce concours sera ainsi un moyen de démontrer le potentiel d’innovation autour de cette matière et de bénéficier d’un réservoir de produits potentiels à tester/développer auprès des industriels préalablement sensibilisées.

C’est de cette synergie entre acteurs d’horizons différents : industriels des matériaux, étudiants, designers, centres techniques, producteurs de laine, organismes de soutien (...), que pourra émerger la conception d’un produit écologique valorisant la laine de la Grande Région.

2.5. : Réflexion sur les outils de soutien à la commercialisation
Les porteurs de projets, acteurs du secteur et partenaires seront invités à réfléchir aux outils marketings utiles à mettre en place pour soutenir les ventes des différents produits existants et à venir en laine de la GR.
Résultat : Propositions concrètes à mettre en œuvre.

3) Action du projet / Projektaktion n°3

Formation

L’action permettra de :
- Former des étudiants, enseignants, éleveurs, tondeurs (etc.) à produire, tondre, trier et stocker une laine de qualité qui réponde aux attentes des transformateurs, en pleine connaissance du rôle du mouton dans l’agro-écologie de milieux diversifiés.
- Former les acteurs de tous types à une meilleure connaissance et utilisation de cette ressource renouvelable.
- Former et accompagner les éleveurs et autres acteurs à l’accueil du public en tant que diversification et promotion de leur activité.

Opérateurs participants /teilnehmende Projektpartner
3.1. : Lycée agricole de Pixerecourt comme référent, Lycée agricole de Mirecourt, Filière laine, Natagora, Parc naturel Hautes fagnes –Eifel, Tourist center
3.2. : Lycée agricole de Pixerecourt, Filière laine, Natagora, Parc naturel Hautes fagnes –Eifel, Tourist center, Parc naturel régional de Lorraine, Parc naturel des deux Ourthes
3.3. : Lycée agricole de Mirecourt comme référent, Tourist center, Parc naturel Hautes fagnes-Eifel
3.4. : Lycée agricole de Pixerecourt comme référent, tous les partenaires qui le souhaitent
3.5. : Tourist center Clervaux comme référent, avec Parc naturel des deux Ourthes et Parc naturel régional de Lorraine

Public cible / Zielgruppe :
Etudiants et enseignants des écoles agricoles (3.1.)
Tous publics intéressés (3.2.)
Eleveurs, tondeurs amateurs et professionnels, fermes pédagogiques, étudiants, etc. (3.3.)
Etudiants et tout public du secteur (3.4.)
Eleveurs et professionnels de la transformation de la laine (3.5.)

Résultat de l’action / Ergebnis der Aktion

Amélioration des pratiques d’élevage, de tonte, de tri et de stockage de la laine des étudiants, professionnels et enseignants.
Renforcement des connaissances des acteurs sur :
- le rôle du mouton dans la gestion de l’environnement
- l’intérêt de la laine dans diverses pratiques et produits.
Renforcement de la présence de bergeries dans le Circuit des découvertes.

Budget de l’action / Budget der Aktion

Description des actions / Beschreibung der Aktionen

Activité 3.1 : Formation à destination d’élèves des écoles agricoles
Organisation d’une formation de 3 jours « Mouton, laine, biodiversité et tonte » à destination des étudiants agricoles et leurs enseignants.
Ce module sera proposé sous forme d’ateliers afin de proposer aux jeunes une initiation dynamique au monde de la laine.
L’objectif global de ce module sera :
• Sensibilisation aux liens races-terroirs et aux pratiques agro-écologiques liées à l’élevage ovin,
• Sensibilisation à la laine, à ses filières de valorisation et aux pratiques permettant de produire une laine de qualité, dont la tonte et le tri.
• Sensibilisation à cette voie de diversification.
Les trajets en car et les hébergements seront organisés pour l’ensemble des étudiants. La formation aura lieu aux Lycées agricoles de Pixérécourt et Mirecourt.

La formation est divisée en 4 modules :
• connaissance de la laine (1j),
• impact des pratiques d’élevage sur la laine (1/2 j),
• impact de l’élevage, des plans de pâturage et de la prophylaxie des troupeaux de moutons sur la biodiversité des zones pâturées et la gestion de l’environnement (1/2j),
• démonstration de tonte et tri de la laine (1j)

Résultats : Formation et sensibilisation de 150 élèves et étudiants de la GR
Meilleure production, gestion et vente de la laine dans les élevages futurs dans lesquels les étudiants travailleront.
Capacité des participants à mettre en œuvre des activités économiques respectueuses de l’environnement et de la biodiversité, et utilisant les ressources locales.
Augmentation du niveau de connaissance des enseignants, de manière à assurer la transmission aux cohortes suivantes d’étudiants.

Activité 3.2 : formations tous publics
Les contenus des modules de la formation pour les étudiants seront proposés pour un public professionnel : éleveurs, gestionnaires de réserves naturelles, artisans, entreprises, designers, entrepreneurs, etc.
• Connaissance de la laine : 2X/an en Wallonie, 2 X/an en Lorraine, 1X par an au Grand-duché = 15 sessions
• Impact des pratiques d’élevage sur la laine : 1X/an/pays = 9 sessions
• Impact de l’élevage ovin sur la biodiversité : 1j/an = 3 sessions

Cette formation pourra être donnée à un public germanophone grâce aux ressources internes du projet.

Résultats :
15 sessions 1 jour X 10 personnes = 150 personnes
9 sessions 1/2 jour X 10 personnes = 90 personnes
3 sessions 1 jour X 10 personnes = 30 personnes
Capacité des participants à implanter de nouvelles pratiques dans leurs activités et donc à mettre en œuvre des activités économiques respectueuses de l’environnement et de la biodiversité, et utilisant les ressources locales.

Activité 3.3. : Formation tonte et tri
1. Initiation à la tonte et tri de la laine
Cette formation sera dispensée par des tondeurs professionnels et vise une optimisation de la tonte afin de maximiser la qualité de la laine et d’atteindre une meilleure valorisation. Trois jours sont consacrés à l’apprentissage de la tonte, à l’organisation du chantier de tonte, à l’entretien des outils, etc. Et une journée est consacrée au tri et au classement de la laine.
La formation aura lieu une fois dans chaque pays et sera accessible à des participants issus des trois pays.
Le même opérateur sera choisi, pour avoir une formation véritablement commune.
Pour organiser ces formations, il faudra, au sein des trois pays concernés :
• identifier les bergeries pouvant accueillir les formations
• choisir le prestataire de la formation
• organiser l’hébergement des participants
• communiquer sur les formations

2. Perfectionnement
La troisième année du projet, une formation de perfectionnement (3 jours) aura lieu pour les personnes ayant suivi l’initiation et ayant une pratique de tonte régulière.

Résultats : Formation de min. 36 personnes à la tonte et au tri (module initiation) et 12 personnes (perfectionnement)
Avoir une technique de tonte :
- respectueuse de la laine,
- du mouton
- du tondeur
Prise de conscience de l’importance du rôle du tondeur dans la qualité de la laine pour permettre une meilleure valorisation de la laine par la suite.

Activité 3.4 : visite d’Ardelaine
Organisation d’une visite d’Ardelaine (Ardèche). Cette scop est emblématique de la reconstitution d’une filière de valorisation locale de la laine de mouton. L’ensemble des transformations sont visibles, le lieu est devenu touristique et plusieurs dizaines de produits en laine locale sont commercialisés, ayant permis la création de +- 45 emplois et la fidélisation d’un réseau d’éleveurs.

Le voyage sera organisé à partir de Nancy (déplacement, hébergement, etc.), à destination d’étudiants et de professionnels du secteur.

Résultats : Existence du voyage - Compréhension de l’ensemble de la filière de transformation - Sensibilisation au potentiel de développement de la laine

Activité 3.5 : Formation “Tourisme”
L’objectif principal est de soutenir les éleveurs, et artisans de la laine à s’ouvrir au public et à intégrer le circuit touristique transfrontalier de la laine. La mise en contact directe des acteurs de la laine avec le grand public est la base pour atteindre les objectifs finaux du projet.
Les principaux objectifs de l’activité :
• Mettre en place un cadre pédagogique pour les acteurs de la laine
• Mettre en place les supports pédagogiques nécessaires
• Mettre en place les formations adéquates
La formation leur permettra donc d’avoir les outils et informations nécessaires pour pouvoir, concrètement, ouvrir leur exploitation/activité/atelier à un accueil de qualité des touristes ou visiteurs. Et cela en tenant compte des contraintes de leur activité.

Résultats : Intégration de ces acteurs dans le circuit de la laine.
Diversification d’activités agricoles et/ou artisanales vers le tourisme et l’accueil du public.
Participation de différents acteurs à un tourisme durable, respectueux de l’environnement et valorisant une matière naturelle, renouvelable et locale.

4) Action du projet / Projektaktion n°4

Mise en place d’un dispositif innovant de collecte et de vente des laines

Mise en place d’un dispositif pilote et totalement innovant de « collecte virtuelle » permettant :
- de trouver le meilleur acheteur et le meilleur débouché par type de laine
- d’augmenter le prix d’achat de la laine aux éleveurs, au minimum de manière à couvrir le coût de la tonte
- d’alimenter en laine les différents produits à venir
- de mieux connaître les spécificités réelles des laines du territoire

Opérateurs participants /teilnehmende Projektpartner
Lycée agricole de Pixerecourt, Filière laine, Celabor, public-cible

Public cible / Zielgruppe :
Eleveurs et tondeurs du territoire
Acheteurs potentiels

Résultat de l’action / Ergebnis der Aktion
Pour les éleveurs : vente de leurs laines à un meilleur prix qui les encourage à trouver des solutions locales pour valoriser leurs laines, et connaissance des qualités de leur laine.
Pour les entrepreneurs : disponibilité de laines locales, répertoriées et traçables pour leurs produits.
Pour la Grande région : expérience pilote pouvant servir à d’autres territoires, existence d’une base de données qualitative pour garder une ressource naturelle du territoire et éviter des déplacements à l’autre bout du monde.

Budget de l’action / Budget der Aktion

Description des actions / Beschreibung der Aktionen

Activité 4.1 : Repérage parties prenantes. Finalisation du dispositif et communication
Le démarrage de cette action, particulièrement innovante (elle n’existe nulle par ailleurs), nécessitera par exemple :
• L’identification d’éleveurs et tondeurs intéressés à entrer dans le système pilote et d’acheteurs potentiels des lots (action 1)
• L’information des éleveurs et tondeurs sur les conditions de tonte, de stockage, de classement nécessaires pour entrer dans le projet.
• La finalisation de l’organisation du dispositif, avec des acteurs concernés
• Le soutien aux éleveurs et tondeurs qui souhaiteraient trouver ou mutualiser des solutions de stockage
• L’identification des critères à prendre en compte pour la détermination des lots
• Un accord collectif sur les critères de mise en vente des lots (e.a. prix minimum à l’éleveur)
• Un accord avec un négociant pour la reprise des éventuels lots non vendus.

Résultats : Document de synthèse des conseils de tonte - Document de présentation précise du dispositif - Accord entre les parties prenantes - Accord avec un négociant

Activité 4.2 : Identification et classement des lots de laine
Chaque lot de laine devra être “documenté” précisément par l’éleveur ou le tondeur, dans une fiche. Elle sera complétée par une analyse scientifique en laboratoire des qualités des lots, par des photos et une banque d’échantillons.
En cas de besoin une visite du lieu de stockage sera prévue pour aider l’éleveur ou le tondeur à déterminer sa laine.
Une base de données devra être construite au fur et à mesure des lots analysés avec les informations de l’éleveur et les résultats des analyses. Ce classement rapide permettra aussi d’augmenter la vitesse des ventes.

Résultats : Une meilleure connaissance des caractéristiques des laines présentes sur le territoire, de manière à mieux répondre et plus rapidement aux besoins des acheteurs/entreprises.
Impact sur la qualité future de la laine et de la tonte grâce à l’analyse des données qui permettra à chacun de savoir comment s’améliorer.
Outil de confiance entre producteurs et acheteurs de laine ; le producteur sait exactement quelle laine il peut proposer et l’acheteur a une vision claire des lots.

Activité 4.3 : Conception et implémentation d’un outil numérique
Conception d’une base de données des lots et d’un outil de mise en relation entre vendeurs et acheteurs de laines.

Résultats : Existence de la base de données et de l’outil de mise en relation

Activité 4.4. : Fixation des conditions et mise en relation des vendeurs et acheteurs
A partir de la base de données complétée et des conditions de mise en vente à déterminer ensemble, la mise en relation entre éleveurs/tondeurs et acheteurs de laine pourra se faire. Moyennant une prospection continue, qui sera coordonnée avec l’action 1 (identification des acteurs) et l’action 2 (étude de marché + accompagnement de produits).
Dans les conditions de la mise en vente, sera indiquée, au minimum, l’obligation d’avoir un prix de base plus élevé que le prix du marché, couvrant au minimum les frais de tonte et de collecte de la laine. Cela correspond, dans l’état actuel des choses, à +- 3 fois le prix de vente actuel de la laine. Les acheteurs donnant une véritable valeur à la laine seront favorisés.
A noter : seule la mise en lien sera effectuée via le projet. Les ventes se feront en direct entre vendeurs et acheteurs, sans passer par un opérateur du projet.

Résultats : Existence de critères communs de mise en vente - Existence de ventes effectives de laines de la GR pour des transformations en produits finis et/ou à meilleur prix pour l’éleveur.

Activité 4.5. : Évaluation du dispositif et pérennisation
Cette action n’a nul équivalent. L’évaluation devra être réellement continue pour pouvoir ajuster les principes de départ à la réalité et pour pouvoir construire un dispositif pérenne à la fin du programme.
Résultat : Existence d’un document d’évaluation participative du dispositif et éléments d’analyse pour son éventuelle pérennisation.

Activité 4.6. : Dispositif de collecte physique spécifique pour petits éleveurs amateurs
Une collecte locale sera organisée dans le but de faire entrer dans une filière de valorisation de la laine de petits éleveurs non visés par les collectes existantes à grande échelle et parfois non récoltée. Une collecte par an sera prévue, impliquant préparation de la journée, petit matériel, lieu de stockage, information, location d’un véhicule…
Une filière de valorisation sera recherchée.
Les enseignements de l’expérience feront l’objet d’un document qui permettra, le cas échéant, à d’autres structures de mettre en place ce type de collectes pour petits élevages.

Résultats :
Existence d’une collecte pour la laine de petits cheptels.
Existence d’une valorisation pour cette laine.
Document d’évaluation du dispositif.

5) Action du projet / Projektaktion n°5

Promotion de la filière et de ses produits auprès du public, des consommateurs et des prescripteurs

Globalement, cette action permettra de promouvoir la filière et ses produits et de mettre davantage en relation les acteurs de la filière entre eux.
L’organisation d’évènements transnationaux et la conception d’un circuit de découvertes transnational mettra en valeur et en réseau les différents acteurs, les touristes, les produits, les activités et les consommateurs autour de la laine dans la Grande Région.
La communication vers les professionnels, notamment dans le bâtiment, par l’organisation de séminaires, une présence sur des lieux spécialisés, une opération exemplaire, des outils d’aide à la décision permettra d’augmenter la demande en laine.
Cette action permettra aussi la transmission du patrimoine historique, environnemental, culturel, artistique, industriel de la laine. Outre la participation à la construction d’une identité commune dans la GR, cette transmission est garante d’une certaine pérennité des relations entre l’homme et la laine.
L’ensemble de l’action sera réalisée en s’appuyant sur les vertus locales, écologiques, environnementales, énergétiques, de la laine et de l’élevage ovin.

Opérateurs participants /teilnehmende Projektpartner
5.1. : Tourist center comme référent, et tous les partenaires effectifs et méthodologiques
5.2. : Tourist center Clervaux (référent), lycée agricole de Pixerecourt, Parc naturel de Gaume, Parc naturel des deux Ourthes, musée textile de Ventron, Artifilum, Filière laine
5.3. : Cluster écoconstruction (référent), Parc naturel régional de Lorraine, Filière laine
5.4. : Cluster écoconstruction (référent), Parc naturel régional de Lorraine, Filière laine, AGRIA, Celabor
5.5. : Parc naturel régional de Lorraine (référent), Cluster écoconstruction
5.6. : Filière laine

Public cible / Zielgruppe :
Familles, grand public, écoles, touristes, habitants du territoire,
Prescripteurs en écoconstruction : architectes, auteurs de projets, collectivités, entrepreneurs, designers, étudiants, guichets de l’énergie, lieux d’information sur l’énergie et/ou la construction.
Professionnels du secteur

Comme visiteurs des fêtes : habitants de la Grande Région et touristes + professionnels en recherche d’informations, contacts ou marchandises, écoles, si possible.

Résultat de l’action / Ergebnis der Aktion
1) Meilleure connaissance des propriétés et usages de la laine,
2) augmentation de la demande de produits et dérivés de la laine, notamment en écoconstruction
3) valorisation des professionnels,
4) soutien de l’offre transfrontalière
5) Mise en commun des ressources GR et augmentation des connaissances professionnelles transversales.
6) Existence d’un circuit touristique permettant un tourisme durable et de proximité
7) Augmentation des pratiques d’économie d’énergie
8) Augmentation de l’usage de la laine, avec l’impact que cela a sur la biodiversité par l’élevage ovin, les économies d’énergies, la relocalisation de l’économie, etc.

Budget de l’action / Budget der Aktion

Description des actions / Beschreibung der Aktionen

Activité 5.1 : création d’un circuit des découvertes de la laine
L’objectif principal est la création d’un circuit transnational réunissant tous les acteurs actifs dans le cadre de la laine et de sensibiliser le grand public et le milieu scolaire à la laine, à ses multiples produits et à ses qualités spécifiques. La mise en contact directe du grand public avec les acteurs de la laine est la base pour :
-  le sensibiliser et changer ses modes de consommation
-  Valoriser la production locale
-  Promouvoir un développement durable du circuit de la laine et créer de l’activité
-  Réduire les transports entre la production primaire et la production dérivée ; et ainsi réduire les émissions de carbone
-  Promouvoir des techniques de production écologiques
Acteurs intégrés au circuit :
• Eleveurs et tondeurs
• entreprises, artisans et artistes de la transformation de la laine
• Musées liés à la laine
• Sites touristiques affichant le thème de la laine
• Réserves naturelles de pâturage ovin pour gérer la biodiversité et le milieu naturel
• Etc.

Résultats :
Regroupement d’un maximum d’acteurs sur le circuit de la laine
Augmentation du nombre de visiteurs privés, touristiques et scolaires dans les lieux « laine » ouverts au public.
Promotion du tourisme en général et en Grande région
Découverte des magnifiques paysages de la GR façonnés par l’élevage ovin, les milieux semi-naturels de pelouses et prairies riches en biodiversité.
Economie d’énergies via une offre touristique locale

Activité 5.2 : Journées/fêtes de la laine
5 fêtes de la laine seront organisées en commun, en Belgique, en France et au Luxembourg.

La sensibilisation des enfants et du grand public est la base pour :
-  changer ses modes de consommation
-  Valoriser la production locale
-  Promouvoir un développement durable du circuit de la laine et créer de l’activité
-  Réduire les transports entre la production primaire et la production dérivée ; et ainsi réduire les émissions de carbone
-  Promouvoir des techniques de production écologiques
Les ateliers envisagés (variable selon les évènements) sont :
• Démonstrations, animations et ateliers autour des transformations de la laine et des soins aux moutons
• Concours : certification pour les animaux reproducteurs, chien de troupeau, tonte et qualités des laines
• Ventes : moutons, laines, produits en laine de tous types (artisanaux, de série et industriels), viande et fromages (productions principales des éleveurs, à soutenir)
• Salon d’artisans
• Rencontres entre professionnels
• Conférences
• Spectacles
• Transhumance
• Formation

Une thématique principale sera déterminée par fête, elles seront coordonnées, via l’intranet du projet, qui mettra en commun les ressources et informations nécessaires pour l’organisation et la réussite de telles fêtes. L’action sera coordonnée par un opérateur touristique de premier plan, ayant lui-même une expérience autour de la laine.
Ces mises en commun auront aussi, comme but, de dégager un savoir-faire commun qui permettra de faciliter la pérennisation des fêtes après le programme.

Résultats :
Meilleure connaissance, dans le grand public, de la laine, de sa filière et de ses transformations.
Soutien à l’activité économique et touristique locale.
Mise en réseau de professionnels du monde ovin et des transformations de la laine.
Existence des 5 fêtes (une existe déjà, celle de Ventron, une autre ajouterait un large pan “laine” à son activité annuelle de transhumance) réunissant de nombreux acteurs et visiteurs.
Sensibilisation des participants :
• à la transmission de savoir-faire anciens et utiles
• aux économies d’énergie
• à l’importance de la sauvegarde de la biodiversité
• à la place de la laine et du mouton dans le développement économique endogène
• Economie d’énergies via une offre touristique locale

Activité 5.3 : Préparation d’outils et présence sur des lieux spécialisés pour promouvoir la laine dans le bâtiment
Le but est de promouvoir les produits à base de laine dans les écoles d’architecture, les salons et divers lieux et évènements, par des conférences, visites de chantiers, ou même par la présence sur un stand collectif.
A cette fin, les partenaires réaliseront des outils (brochure, fiches explicatives, panneaux didactiques…) afin de promouvoir la laine dans les bâtiments.

Résultats :
Existence d’outils - Présence de la laine dans des salons spécialisés - Promotion de la laine dans la construction - Augmentation de la demande en produit laines

Activité 5.4 : Outils d’aide à la décision pour l’usage de la laine dans le bâtiment
Un état des lieux et une veille spécifique sur la laine dans le bâtiment seront réalisés tout au long du projet. Ils identifieront les forces/faiblesses/avantages/inconvénients de la laine de mouton afin de déterminer les points clés à prendre en compte pour évaluer sa pertinence selon les situations.
Sur base des fiches techniques des produits existants et de la veille informationnelle, un outil d’aide à la décision sera élaboré à l’usage des professionnels de la construction, afin qu’ils puissent plus et mieux prescrire les matériaux issus de la laine et du projet.

Résultats : Existence du guide d’aide à la décision - Promotion de la laine dans la construction, augmentation de la demande de produit en laine.

Activité 5.5. : Mise en place d’une opération exemplaire/bâtiment témoin
Expérimentation sur un bâtiment témoin d’une opération d’isolation thermique et/ou phonique, voire de décoration/ameublement à base de produits issus de la laine. Ce bâtiment ayant par la suite vocation à constituer un « showroom » illustrant l’utilisation de la laine dans l’écoconstruction.

Résultats : Existence du bâtiment rénové – communication sur le bâtiment

Activité 5.6. : Maison de la laine
Vérification de la faisabilité et mise en place, en Province de Luxembourg, d’une « Maison de la laine » permettant d’accueillir des évènements transnationaux, des résidences d’artistes, des collaborateurs et partenaires, un artisan au travail, des rencontres de professionnels, etc.

Résultat : Existence de la Maison de la laine et existence d’un plan de pérennisation

6) Action du projet / Projektaktion n°

Communication

Deux types d’activités sont prévus dans cette action :
- La communication générale du projet vers le grand public, les institutions, les partenaires potentiels, principalement pour informer des différents services offerts et du contenu général du projet,
- les divers outils et moyens de communication spécifiques des différentes activités.
L’ensemble sera coordonné entre les partenaires et une charte graphique commune sera élaborée.
Les outils de communication seront systématiquement diffusés sur tout le territoire.
Les outils seront construits en accord avec les valeurs du projet et les objectifs du programme : respect de l’environnement, appels d’offre aux fournisseurs du territoire, etc.

Opérateurs participants /teilnehmende Projektpartner
Tous
Les partenaires référents par action restent référents de la communication.
Filière laine coordonne la communication.

Public cible / Zielgruppe :

Partenaires effectifs et méthodologiques
Grand public, écoles, touristes, etc.
Professionnels du secteur de la laine, tous types confondus
Pressionnels du bâtiment

Résultat de l’action / Ergebnis der Aktion

Existence des divers outils de communication.
Un projet dont la communication permet d’atteindre ses objectifs sur le fond.
Un projet connu et apprécié par les instances de la Grande région et nationales, par les partenaires potentiels et par le grand public.

Budget de l’action / Budget der Aktion

Description des actions / Beschreibung der Aktionen

Activité 6.1 : Communication de l’action 1
Afin de faciliter le recensement et la collecte de données au sein de la GR, différents types d’appels seront lancés aux éleveurs, artisans, marchands, via la presse locale, le site internet, les réseaux des partenaires méthodologiques …

Résultat : Existence des textes diffusés - Existence des diverses diffusions – Retours d’informations

Activité 6.2 : communication de l’action 2
Différents outils de communication seront nécessaires dans cette large action :
-  Diffusion numérique des résultats de l’étude de marché pouvant être rendus publics (2.1)
-  Conception et édition d’un dépliant de présentation du service offert, pour diffusion dans les couveuses d’entreprises, chambres d’agriculture, organismes d’accompagnement divers, fédérations patronales, chambres métiers d’art, chambres de commerce, fédérations éleveurs, écoles design, clusters, etc. (2.2.)
-  Document d’information sur la démarche à envoyer à toutes les réserves naturelles susceptibles de participer au produit. Logo, marque et étiquettes des produits. Conférences de presse de lancement des produits. Support d’information du consommateur pour expliquer l’intérêt environnemental des produits proposés (2.3.)
-  Rédaction d’un dossier thématique pour la newsletter du projet et relais via la newsletter du CRITT Agria Lorraine et des partenaires qui le souhaiteront et son site web. (2.4.)

Activité 6.3 : communication de l’action 3
L’information des étudiants des lycées agricoles sera effectuée via les enseignants, qui recevront un document numérique.
Les autres offres de formation feront l’objet d’une communication numérique, et éventuellement papier, via courrier, pour certains publics spécifiques.
La diffusion se fera via les partenaires méthodologiques et les différents réseaux des partenaires effectifs.
Une fois les modules de formation réalisés, les résultats de la formation seront communiqués par l’intermédiaire de la presse locale, dans des brochures de divers partenaires, dans la newsletter du projet laine, dans les newsletters des écoles agricoles et sur le site web du projet.

Activité 6.4 : communication de l’action 4
Un document papier et numérique sera créé, envoyé à tous les tondeurs et éleveurs de plus de 50 brebis répertoriés dans le territoire.
Pour la collecte au PNDO, l’information sera diffusée à tous les éleveurs et tondeurs, sans exception.
Par l’intermédiaire des partenaires concernés, il sera aussi diffusé sur des salons agricoles (Agrimax…)

Activité 6.5 : communication de l’action 5
Une campagne de presse globale devra être conçue : communiqués et conférences de presse, flyers, affiches, invitations officielles, mise à jour du site internet et des réseaux sociaux, etc.

Activité 6.6 : Edition d’un dépliant de présentation du projet pour diffusion sur le territoire avec l’ensemble de nos services
Edition d’un dépliant de présentation du projet pour diffusion sur le territoire, avec l’ensemble de nos services.
A diffuser via : parcs naturels, maisons du tourisme, couveuses d’entreprises, chambres d’agriculture, organismes d’accompagnement divers, fédérations patronales, chambres métiers d’art, chambres de commerce, fédérations éleveurs, écoles design, clusters, partenaires effectifs et méthodologiques, etc.

Activité 6.7 : Envoi d’une newsletter
Aux équipes partenaires, aux partenaires méthodologiques et à tous nos contacts pour traiter de l’avancement du projet et montrer comment il vit. C’est une manière à la fois de donner des informations, de fédérer autour d’une thématique commune et de créer une identité.
Le contenu de la newsletter du projet pourra être relayé, en tout ou en partie, via les outils de communication des différents partenaires effectifs et méthodologiques.

Activité 6.8 : Site internet global bilingue
Un site internet commun (transnational), global et bilingue sera créé.
Pour devenir un véritable site de référence, unique dans le paysage de la laine, il contiendra, entre autre et par exemple :
- Des informations sur la laine et ses transformations
-  le circuit touristique
- Un annuaire des acteurs
- Un répertoire des produits en laine locale
- Des informations sur le projet et ses activités ainsi que les résultats de l’étude de marché
- La base de données spécifique des lots de laine de la collecte virtuelle
Une charte pour la mise en ligne sera rédigée, pour que les différents partenaires puissent rajouter des informations, en fonction de valeurs et objectifs communs.
Une convention sera signée, à l’issue du projet, pour garantir la pérennité du site au moins 3 années supplémentaires.
Cet ample site permettra aussi de servir de relais de l’ensemble des dossiers et actualités du projet depuis/vers les sites des partenaires.

Résultat : Existence du site et de ses différentes composantes - Présence d’au moins 250 articles différents - Référencement du site - Existence de liens entre les sites des partenaires (et d’autres) et le site commun

Activité 6.9 : création d’un Intranet
Un outil informatique commun sera créé, pour faciliter le travail collégial des équipes.
Il contiendra aussi une base de données d’adresses commune.

Résultat : Existence de l’intranet - Utilisation de l’intranet pour toute la documentation et les documents du projet

Activité 6.10
Edition de documents de vulgarisation sur « Un élevage et une tonte de qualité pour une laine de qualité » et sur la laine en général

7) Action du projet / Projektaktion n°7

Coordination

Animation, coordination, fluidification du projet, des partenaires et des actions.
Vérification continue de la cohérence des actions et de la cohésion des personnes impliquées.
Administration de qualité pour répondre à l’ensemble des engagements des partenaires.

Opérateurs participants /teilnehmende Projektpartner
Tous
Filière laine comme coordinateur

Public cible / Zielgruppe :
Equipes des partenaires effectifs et méthodologiques
Ensemble des publics-cible en ce qui concerne la traduction

Résultat de l’action / Ergebnis der Aktion

Une gestion administrative et comptable précise, comprise par chacun, respectueuse des règles et en accord avec les valeurs du projet.
Des partenaires fiers de travailler ensemble et d’atteindre leurs résultats.
Des outils facilitant le travail de chacun.
Un projet connu et apprécié par les instances de la Grande région et nationales, par les partenaires potentiels et par le grand public.
Un projet qui atteint ses objectifs sur le fond.
Une réelle implication des partenaires effectifs et méthodologiques, ainsi que de l’ensemble des parties prenantes des différentes actions.
Des modes de travail participatifs et collégiaux.

Budget de l’action / Budget der Aktion

Description des actions / Beschreibung der Aktionen

Activité 7.1 : Organisation des réunions
En relation avec les « référents » par activité.
Préparation, organisation, animation, coordination et suivi régulier de groupes de travail liés aux différentes actions et activités et de réunions de coordination entre partenaires.
L’animation veillera à une implication maximale des partenaires et différentes personnes concernées. D’une part pour créer un véritable réseau de personnes pouvant interagir, et d’autre part comme élément de la pérennisation des actions.

Activité 7.2 : préparation des comités d’accompagnement du projet
Diffusion d’information, propositions de rédaction, organisation du travail et toutes tâches utiles à la bonne préparation des comités d’accompagnement

Activité 7.3 : Relais entre les autorités et les partenaires
Recherche et diffusion d’information. Représentation externe du projet auprès de différentes autorités et administrations, etc.

Activité 7.4 : implication des partenaires méthodologiques
Relance d’information, accès aux outils de communication interne et externe, contacts privilégiés, liens avec leurs projets et spécificités, etc.

Activité 7.5 : Formation à l’usage du logiciel X mind
Organisation d’une formation au logiciel X-mind pour la planification des projets, brainstorming, outil commun, synthèse de réunions, etc.

“Activité” 7.6 Traduction
Traduction des rapports annuels (3 fois) et du site internet (y compris circuit)
Traduction à la demande pour lettres, mails, infos de base, contacts, présence réunion, etc.

C5. Lien des résultats du projet avec l’indicateur de résultat du programme
C5. Zusammenhang zwischen den Ergebnissen des Projektes und dem Ergebnisindikator des Programms

Tout d’abord, il nous semble important de signaler que l’indicateur de résultat du programme prend en compte une (petite) partie seulement des bénéfices liés à nos actions, toutes néanmoins pertinentes dans l’axe 2 du programme de coopération, et dans l’objectif 5 en particulier.

Néanmoins, nous pouvons mentionner :
-  La laine en écoconstruction et dans l’habillement évite le recours à des produits fabriqués à partir de dérivés du pétrole.
-  La laine est une matière totalement renouvelable, elle peut être assimilée à une énergie renouvelable
-  La laine permet une réduction globale de la consommation d’énergie grâce à l’isolation thermique des bâtiments et à la fabrication de vêtements plus chauds.
-  La production locale ou de proximité permet de diminution les transports routiers
-  Le tourisme de proximité permet la diminution globale de la consommation de carburants
-  La sensibilisation du grand public et des professionnels -par le biais de la laine- aux enjeux du développement durable, des économies d’énergie, de l’économie locale, circulaire et en circuit court, de l’importance des puits de carbone que sont les pâturages ovins, etc. constitue un atout de poids pour les transformations de pratiques ultérieures et des générations futures.

C6. Indicateurs du Projet
C6. Indikatoren des Projektes

Résultat(s) du projet
Ergebnis(se) des Projektes Valeur cible – Zielwert Indicateur de réalisation du programme / Outputindikator des Programms Valeur cible – Zielwert
RES : « Part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie » 15,2 REA 5 « Population touchée par des initiatives transfrontalières en matière d’énergie », 150 000
RES 4 Nombre de nuitées REA 4 : « nombre de produits touristiques transfrontaliers » 6
RES 1 : Nombre de travailleurs transfrontaliers REA 1 de l’axe 1 : nombre de participants à des initiatives communes en matière d’emploi et à des formations communes » 548
RES 9 Proportion des dépenses de R&D des entreprises par rapport au PIB 2,1 REA 8 de l’axe 4 : « Nombre d’établissements de recherche participant à des projets de recherche transfrontaliers » 1
REA 11 de l’axe 4 : « Nombre d’entreprises bénéficiant d’un soutien non financier » 120

C7. Groupes cibles
C7. Zielgruppen

Le projet –qui est pensé sur l’ensemble d’une filière- s’adresse à plusieurs groupes-cibles, en fonction des actions.

Les éleveurs ovins :
-  Augmentation du prix de la laine
-  Valorisation de leur travail
-  Recherche de solution pour que le fruit de leur travail reste dans la grande région
-  Formations
-  Intégration dans un circuit touristique
-  Possibilités de diversification
-  Collecte virtuelle

Les tondeurs :
-  Formation
-  Valorisation de leur travail
-  Intégration de leur travail dans une filière complète
-  Collecte virtuelle

Les étudiants d’écoles agricoles :
-  Formation initiale tenant en compte l’importance du monde ovin et le potentiel de la laine
-  Sensibilisation accrue aux enjeux du développement économique en lien avec l’environnement
-  Mise en contact avec des professionnels
-  Intégration de leur parcours scolaire dans un cadre (éthique, agricole, économique) plus large

Les artisans :
-  Valorisation de leur travail
-  Mise en réseau pour développer leurs activités
-  Intégration dans le circuit touristique
-  Intégration dans les fêtes de la laine
-  Accompagnement technique et financier pour développer de nouveaux produits en laine locale
-  Promotion de leurs produits et services

Prescripteurs du bâtiment :
-  Information complète sur le potentiel des produits en laine, leur disponibilité, leur mise en œuvre, etc.
-  Aide à la décision et soutien s’ils veulent passer à des produits en laine

Les entreprises :
-  Étude de marché
-  Accompagnement technique et financier pour développer de nouveaux produits en laine locale
-  Développement d’un produit industriel
-  Promotion de leurs produits en laine et services

Les gestionnaires de réserves naturelles et zones Natura 2000 :
-  Développement de produits qui met en valeur l’activité agricole de pâturage et exploitation par fauches des prairies et pelouses,
-  Information du public sur leurs objectifs

Le grand public-consommateur
-  Présence de produits locaux, naturels, de proximité, traçables, de qualité
-  Sensibilisation aux enjeux du développement durable

Le grand public-touriste
-  Activités variées dans un rayon kilométrique raisonnable
-  Tourisme respectueux de l’environnement de proximité et lointain
-  Découverte de son propre territoire et création d’identité commune

C8. Pérennité des réalisations et résultats du projet
C8. Dauerhaftigkeit der Umsetzungen und Ziele des Projektes

L’élément de pérennisation le plus important est à l’action 1 : la mise sur pied d’une structure commune transnationale. Celle-ci sera le bon espace pour imaginer, négocier et continuer à mettre en œuvre des projets communs. Evidemment, la question de ses moyens devra être évoquée dès sa création, la structure et la hauteur de ceux-ci déterminant forcément les actions qui pourront être mises en place à la fin du projet.

Mais d’autres éléments, transversaux ou spécifiques aux différentes actions sont prévus pour garantir la pérennité des réalisations du projet :
-  Les partenaires du projet sont pour la plupart des acteurs au contact des publics cibles dans leurs missions quotidiennes : ils sauront être des relais des résultats du programme même après sa mise en œuvre et pourront s’appuyer pour cela entre autres sur les réseaux humains mis en place, les documents édités, le site internet, etc.
-  Les projets d’entreprises (développement de produits par exemple) identifiés dans le cadre du projet pourront être soutenus par les partenaires en dehors du projet.
-  Le circuit touristique sera prévu pour pouvoir continuer et être mis à jour facilement, permettant aux partenaires et acteurs concernés de le faire vivre après le projet.
-  Le bâtiment exemplaire continuera à être visitable et visité.
-  Les acteurs impliqués dans la création de produits en laines issues des réserves naturelles et zones Natura2000 de la GR veilleront à mettre en place un mode de collaboration et de distribution des produits qui assureront leur pérennité.
-  La collecte « virtuelle » étant nettement moins onéreuse qu’une collecte et un stockage physique, elle pourra persister. Moyennant le fait qu’un des partenaires (ou la nouvelle structure transnationale ?) s’en empare pour la suite.
-  L’organisation des fêtes sera rodée et chaque partenaire concerné aura pu tester son organisation. Elles seront donc aisément reproductibles.
-  Il n’est pas encore possible de dire si les formations seront pérennes dans le temps. Mais toutes les formations et informations données constitueront une sorte de pérennité, de transmission du projet. Par ailleurs, le fait que les enseignants soient formés en même temps que les étudiants permettra de former les cohortes suivantes d’étudiants. Et, le fait que des travailleurs des partenaires aient participé aux formations permettra qu’elles puissent continuer à être diffusées.
-  Il est rare de pouvoir faire travailler toutes les composantes d’un secteur d’activité ensemble, de la production primaire à la commercialisation, de l’agriculture au tourisme, de l’artisanat à l’industrie… Une meilleure connaissance et des collaborations entre acteurs différents est certainement un gage de réussite pour l’avenir.

C9. Caractère innovant du projet et synergies et complémentarités avec d’autres projets
C9. Innovativer Charakter des Projekts und Synergien und Komplementarität zu anderen Projekten

Le projet ne fait suite à aucun autre et ses aspects innovants (filière complète, intégration de plusieurs enjeux et thématiques, matière ‘laine’, etc.) ont été développés dans d’autres points.

Il est néanmoins en étroite relation avec plusieurs autres projets :
1) Un préprojet Interreg France-Wallonie-Vlaanderen sera déposé cet été sur la même thématique.

2) De nombreux projets LIFE-Nature passés et présents intègrent le pâturage ovin comme moyen de restauration et de maintien des milieux naturels, et des espèces animales et végétales qui y sont liées. Ces milieux et espèces naturels présentant un intérêt biologique et une valeur patrimoniale notamment paysagère importante pour les régions concernées et au niveau européen. On peut citer comme exemple en Grande région les LIFE-Nature suivants, directement concernés par le pâturage ovin :
-  Le LIFE-Nature « Eislek » au Luxembourg
-  Le LIFE-Nature « ORCHIS » au Luxembourg
-  Le LIFE-Nature « Pelouses sèches relictuelles de France »
-  Le LIFE-Nature « Pays mosan » en Belgique
-  Le LIFE-Nature « Herbages » en Belgique
Le lien avec ces “Life-nature” se fera via la commercialisation de produits communs en laine issu des réserves et zones Natura 2000, via l’intégration des questions de pâturage et de biodiversité dans les formations et via la diffusion de bonnes pratiques en la matière.
Dans le même ordre d’idée, le Lycée agricole de Pixérécourt est membre du comité de pilotage de Natura 2000 et co-organisateur des Journées internationales de la prairie en Grande région.

3) Depuis 2008, le Parc naturel hautes fagnes-Eifel organise une collecte de laine à destination de petits éleveurs. Au cours des dernières années, la laine de bonne qualité a été rachetée par l’entreprise DBC Wool. La laine de moindre qualité a été vendue à une entreprise locale qui valorise la laine sous forme d’isolation. Cette collecte permet de récolter chaque année près de 4T de laine. Néanmoins, sa qualité, la manière dont elle est triée et tondue pourraient être nettement améliorées pour viser une plus-value plus importante. De plus, toutes les filières de valorisation de la laine collectée ne sont pas encore connues. L’identification dans un réseau plus vaste, de manière transfrontalière de l’ensemble des acheteurs potentiels et de leurs besoins permettra probablement d’aboutir à une augmentation des prix et à une meilleure valorisation de ce produit au sein de la GR.

4) Le Parc naturel régional de Lorraine est reconnu comme Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte et les deux projets seront menés de concert.

5) Des liens seront instaurés avec le projet Interreg Ecotransfaire

6) Le Parc naturel de Gaume est administrateur de Greenhub et pourra intégrer les produits développés dans la dynamique de Wallonie créative.

7) Le Cluster écoconstruction est intégré dans les projets Interreg BatiC² (France-Wallonie-Flandre) et Ökorenov et pourra stimuler les échanges d’information de/vers tous les opérateurs de l’écoconstruction pouvant être intéressés par la laine et informer le projet de la veille technologique.

C10. Capitalisation
C10. Kapitalisierung

1) Utilisation des connaissances disponibles
Le projet repose sur un partenariat solide entre partenaires ayant des expertises probantes et complémentaires, tant au niveau de l’élevage ovin, que de la laine, de l’écoconstruction et du développement territorial.
Deux pôles ont structuré le paysage textile sur le territoire : Verviers et les Vosges. Les contacts déjà établis avec les industries (entre autres) de ces régions permettront d’utiliser au mieux leurs savoirs.
Les connaissances en matière de pâturage, de gestion de la biodiversité, de pratiques d’élevage sont développées de manière pointue par deux Lycées agricoles et par l’association Natagora.
Plusieurs partenaires sont réellement à la pointe dans leur secteur : le Cluster écoconstruction, Agria, Celabor, la Filière laine, Tourist center Clervaux.
Tandis que les parcs naturels peuvent apporter des informations sur les réels besoins de terrain du territoire, éléments éminemment importants.

Par ailleurs, il est à noter que l’information sur la laine est très peu disponible et disséminée. Le principal site en langue française sur la laine “dans tous ses états” est d’ailleurs celui de la Filière laine (www.laines.be).
La Filière laine peut compter, pour apporter des informations pertinentes sur la laine, ses usages et transformations, sur un large réseau spécifique dont, entre autres : Atelier Laines d’Europe (F + UE), Cap laine (F), Réseau laines locale Limousin (F), Lainamac (F), Laines d’ici (CH), Biella the wool Company (I), Kollektion der vielfalt (D), Pro Versasca (Ch).

2) Capitalisation liée au projet
Le projet se veut réellement collaboratif, de manière, entre autres, à augmenter radicalement les compétences de l’ensemble des partenaires. Un double système de réunions périodiques communes et par actions permettra l’échange d’expérience et d’informations (y compris liées aux autres projets dans lesquels les partenaires sont impliqués). Il capitalisera les connaissances précédemment acquises pas les partenaires des différentes régions. Ils pourront ainsi se renforcer, d’autant que chaque action sera menée par plusieurs partenaires pour intensifier les échanges, impulser un réel dynamisme et renforcer la cohésion du projet.
Par ailleurs, la mise en ligne d’un site “plateforme” transnational et commun permettra de capitaliser l’ensemble des réalisations, réflexions, productions du projet. De cette manière, tous ceux qui voudront s’emparer d’un bout d’information liée à la laine, à quelque niveau, pourront le faire. Le site deviendra une véritable référence utile à tous en Grande région.

C11. Stratégies et politiques européennes, nationales et régionales
C11. Europäische, nationale und regionale Strategien und Politiken

En France, le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a lancé, en décembre 2014, un appel à projets « Territoires à énergie positive pour la croissance verte ». Dans l’objectif de décliner de façon opérationnelle le Plan Climat Territorial du Parc et de mobiliser des financements pour développer des projets innovants, le Syndicat Mixte du Parc naturel régional de Lorraine a candidaté à cet appel à projet en lien avec 8 intercommunalités du territoire. Le territoire ainsi constitué a été reconnu « Territoire à énergie positive Lauréat » en décembre 2015, ce qui permet d’avoir accès aux financements dédiés via le Fonds de la Transition Énergétique. Une stratégie a été co-élaborée avec les intercommunalités autour de trois axes :
● Le renforcement de l’efficacité énergétique
● Le développement des énergies renouvelables et la sensibilisation aux économies d’énergie
● Le développement de l’économie circulaire
Les objectifs du projet DEFI-Laine sont donc étroitement liés avec ceux déclinés dans le programme d’action du Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte

Le projet DEFI-Laine épouse aussi largement les objectifs de trois ministères grand-ducaux.
a) Le Ministère du développement durable et des infrastructures, doté depuis 2010 d’un deuxième Plan National pour un Développement Durable (PNDD2).
Les objectifs sont repris dans le document intitulé "Ein nachhaltiges Luxemburg für mehr Lebensqualität", élaboré par la Commission interdépartementale de développement durable CIDD ; composée de représentants de tous les Ministères. (voir http://www.environnement.public.lu/developpement_durable/dossiers/pndd_2010/PNDD.pdf)
b) Le Ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs qui a différentes missions en lien avec notre projet : Développement économique des secteurs agricole et agroindustriel, Gestion durable de l’espace cultural, Protection des animaux, Développement rural
c) La Direction Générale du Tourisme dont la stratégie se fonde sur deux principes : qualité de vie et qualité du tourisme. Les objectifs, visant la qualité de vie et le développement en milieu rural, et ceci de manière durable, sont donc également visés au niveau du secteur touristique.

En Région wallonne, c’est dans la ‘Stratégie wallonne de développement durable que le projet s’insère pleinement (voir : http://www.wallonie.be/sites/wallonie/files/pages/fichiers/20151211_swdd2_sansannexes_0.pdf ). Et en particulier dans l’axe qui vise l’autonomie en ressources, avec un impact sur l’axe qui vise l’autonomie énergétique.
Le projet participe aussi à stratégie nationale belge pour la biodiversité (Biodiversité 2020), en particulier ses objectifs 3 (Maintenir ou restaurer la biodiversité et les services écosystémiques) et 4 (Garantir et promouvoir l’utilisation durable des éléments constitutifs de la biodiversité).

Le projet s’inscrit aussi dans les politiques européennes en matière de préservation de l’espace naturel et de la biodiversité : Directive Habitats (92/43/CEE), mise en place du Réseau Natura 2000, directive 79/409/CEE concernant la conservation des oiseaux sauvages, directive 92/43/CEE concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvage.

C12. Principes horizontaux
C12. Bereichsübergreifende Grundsätze

Principes horizontaux
Bereichsübergreifende Grundsätze Type de contribution
Art des Beitrags Description de la contribution
Beschreibung des Beitrags
Développement durable
Nachhaltige Entwicklung
Effets positifs Maintenir et développer une activité rurale/locale non délocalisable
Favoriser la production d’une matière biosourcée locale pouvant venir en substitution à des matières pétrosourcées et/ou importés dans des produits qui seront développés/reconçus en intégrant les principes de l’éco-conception

Utilisation d’une matière naturelle, renouvelable, recyclable, biodégradable.

Intégration de l’ensemble des acteurs régionaux d’une filière permettant un développement local endogène, la valorisation d’une ressource locale de qualité,

Implication et gouvernance par les acteurs eux-mêmes, en particulier dans la structure transnationale.

Egalité des chances et non discrimination
Chancengleichheit und
Nichtdiskriminierung
Effets positifs Attractivité, emploi et formation en territoire rural.

Activités gratuites accessibles à tous.

Pédagogie des formations basées sur les besoins et demandes des participants.

Outils, par exemple via la formation « tourisme » permettant à chacun de faire un saut qualitatif.

Augmentation collective des compétences et de l’identité commune.
Egalité entre les hommes et les
femmes
Gleichstellung von Männern und
Frauen
Effets positifs Travail sur la diversification agricole et touristique pouvant être intéressante pour les femmes dans le milieu agricole.
Activités anciennement féminines (filage, tricot, tissage) devenues à la mode pour les hommes. Renforcement de l’accès de tous à l’entrepreneuriat.
Le secteur pris dans son ensemble pourrait montrer une certaine discrimination : les hommes, éleveurs, à la production et les femmes aux transformations de la laine… nous mélangeons et fluidifions les approches.
De plus en plus de femmes s’installent comme éleveuses d’ovins, entre autres en raison de la taille des animaux, et des possibilités de diversification.


Dossier de demande Interreg DEFI-laine 2016(PDF)

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