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Éleveurs et transformateurs, même combat :)

Les transformateurs ont besoin de laine ? Les éleveurs souhaitent la valoriser ? Eh bien, mettons-les en contact ! Ils pourront déterminer qui a besoin de quelle laine, quand, où, etc. C’est un peu le projet de collecte ‘’virtuelle’’ que DEFI-laine souhaitait mettre en place… qui est maintenant proposé par des éleveurs eux-mêmes :).

L’accompagnement des porteurs de projets et des créateurs (qui sont souvent des créatrices) d’entreprise travaillant la laine, a mis en évidence un besoin récurrent. Comment utiliser de la laine locale, issue des territoires de DEFI-laine ? Il ne s’agit pas seulement de respecter les contraintes du projet Interreg, mais plus généralement de donner au consommateur des gages éthiques et de qualité sur la provenance de la matière première laine.

Pour certain(s) artisan(e)s, habitué(e)s à commander sur des portails une matière première venue du Nouveau Monde, il peut s’agir d’un changement de caractéristique de la matière, avec parfois une hausse du prix. Mais surtout, cet approvisionnement local vient enrichir l’identité du produit qu’ils fabriquent. Les tendances consuméristes actuelles tournent autour des circuits courts, du commerce équitable, du bio, du développement durable et de la maîtrise du coût carbone. Elles sont parfaitement transposables aux attentes des consommateurs cherchant des produits en laine.

Philippe Ladonet et Ygaëlle Dupriez, accompagnants économique et technique au sein des partenaires de DEFI-laine, ont rencontré des éleveurs en Lorraine française. Ces derniers adhèrent pleinement à l’enjeu de valoriser la laine qu’ils tondent et qu’ils vendent souvent à perte.

Un premier groupement de six éleveurs meusiens d’Est à Laine Mérinos a collecté 1 tonne et demi de laine. Ils espèrent pouvoir la laver et la mettre à disposition d’artisans, designers ou entrepreneurs. Cette laine a d’ailleurs été analysée par le laboratoire Celabor, afin de déterminer ses caractéristiques. Plusieurs artisans et designers sont aujourd’hui intéressés à valoriser ensemble cette laine en différents fils. Et, le collectif d’éleveur pourra aussi proposer de la laine simplement lavée et cardée pour d’autres projets.

Ce processus de mise en relation entre éleveurs et transformateurs de la laine n’en est qu’à ses débuts.

Dernièrement dans le département de la Moselle, un éleveur responsable d’un regroupement d’éleveurs sélectionneurs suggérait le principe suivant : il s’agirait d’essayer de recenser, en début d’année, les besoins des transformateurs de laine. Cela permettrait ensuite de déterminer les besoins en laine tondue, que les éleveurs réserveraient et laveraient au printemps. Un principe de contractualisation serait alors défini entre les éleveurs et les transformateurs.

La boucle serait ainsi bouclée, et les artisans et designers pourraient ainsi se prévaloir d’une traçabilité maximale pour attester à leurs clients de la provenance locale de leur laine. L’idée n’est pas simple à mettre en place car les transformateurs n’anticipent pas forcément leurs besoins, mais c’est une des missions du projet que d’essayer d’y réfléchir.

Est-ce que certains parmi vous, artisans, designers, créateurs, entrepreneurs, producteurs ont des besoins en laine locale ? Ou savent qu’ils auront des besoins à un moment ou un autre ?

Est-ce que certains éleveurs, parmi vous, pourraient réserver quelques mois de la laine propre et bien tondue à des projets petits et grands ? Celle-ci pourrait d’ailleurs être analysée par le laboratoire Celabor, de façon à fournir à l’éleveur une « carte de visite » des caractéristiques de sa laine.

Dans un cas comme dans l’autre, il serait intéressant que vous vous manifestiez !

Philippe Ladonet pour ALEXIS Lorraine - philippe.ladonet@alexis.fr

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