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Notes à propos des ateliers organisés lors de la journée 2014 de la Filière laine

Chaque année, la Filière laine organise une journée de rencontre, débat, travail commun entre tous ceux qui s’y intéressent.
En 2014, 11 ateliers étaient proposés.
Des notes synthétiques sont disponibles ci-dessous.
ATTENTION ! Il s’agit du produit du travail d’un groupe à une date donnée.
Ces informations seront retravaillées, approfondies et ne doivent évidemment pas être prises comme définitives et/ou complètes.

Merci à tous les participants pour leur investissement.

Les 11 ateliers étaient intitulés : « Collaborons ! », "Premier rendez-vous des tondeurs", "Pérénisation de la Filière laine", "Concours : "Avec 100gr de laine...", "Rencontre entre éleveurs", "Vous avez dit équitable...", "Marque et label", "Vendre en commun", "Minuto" et "Bergelaine". Ils ont permis aux participants de confronter et d’échanger leur(s) point(s) de vue sur les différentes facettes de ces thématiques et de faire des propositions pour renforcer la Filière laine.

Atelier « Collaborons »

Ou, comment nous soutenir et trouver des collaborations entre nous ?
A) Trouver un tondeur.
B) Trouver produit(s) à faire avec notre laine (fil ou feutrée).
C) Je cherche une cardeuse.
D) Je rêve d’installer des centres de lavage, cardage, filage pour une auto-fabrication (avec Ardennes – Mouzon ?)->PARTICIPER.
Je rêve d’un Camion-roulant pour le lavage–cardage (comme pour les bébé-bus, les conserves, EPN mobile…). Machines utilisée par plusieurs personnes.
E) Je rêve d’instaurer quelque chose dans les maisons de repos pour la production et la transmission des savoirs. Ou dans les bus-haltes garderies pour la transmission tricot
F) Apprendre à tricoter aux jeunes. Trouver des partenaires (réfléchir). Par
G) Comment fabriquer des peaux lainées ?
H) Projet de recyclage des vêtements en laine. Collaborer sur des matériaux ou plutôt envisager en services : « apprendre à refaire ses vêtements », « styliste d’un jour »...
I) Nous vivons le passage d’une société de production à une société de services.
Ce qui implique un travail sur les prix et la valeur des choses.

Atelier « Tondeurs »

A) Proposition d’établir une liste des tondeurs agréés : coordonnées, N° de TVA, spécialité, etc.
B) Établir une Charte : qualité, tri, prix.
C) Réflexion sur un système de tonte
-* Liste de trieur(e)s pouvant accompagner les tondeurs sur chantier (nécessité d’une charte) ;

  • Liste des attrapeurs/passeurs (nécessité d’une charte) ;
  • Cibler les éleveurs types (élevage moyen = 1 jour de travail) ;
  • Planification centralisée des tontes et des demandes d’aide. D) Centre de formation à la tonte
  • Attrapeur/passeur ;
  • Tonte
  • Tri

Atelier « Pérennisation de la Filière laine »

Premier constat : le réseau et les activités existent et il y a une nécessité d’accentuer encore la mise en réseau, en contact.
Deuxième Postulat : la filière laine ne peut pas s’autofinancer.

Pistes : Animation par :

  • 1) Les activités : coopérative pour éleveurs / tondeurs /transformateurs (dont les artisans) ;
  • 2) Commercialisation : réseau de vente ;
  • 3) Utilisateurs : professionnels / particuliers. Promotion nécessaire ;
  • 4) Coopérateurs : - concerné – motivé – solidaire – bénéficiaire ou pas. Ces 4 pistes doivent être mises en route par le comité de pilotage ; animation pour y arriver ; y a-t-il un intérêt à fonctionner en coopérative ; pour « marque » et « marque » pour la structure, c’est une priorité.

Opportunités-menaces-atouts-faiblesses de la Filière laine

Atouts (Facteurs internes)

  • • Potentiel « produits finis »
  • • Grand nombre de métiers -> « filière complète »
  • • Animation existe -> enthousiasme & compétence
  • • Matériau noble -> valeur ajoutée possible
  • • Matière première présente

Faiblesses (Facteurs internes)

  • • Métiers manquants
  • • Savoir-faire /expertise manquants
  • • Animation repose sur 1 personne
  • • Manque 1 maillon commercial dont la promotion
  • • Transformation laborieuse
  • • Manque de régularité des personnes « expertes » -> quid à long terme
  • • Réactivité du secteur

Menaces (Facteurs externes)

  • • Dépendance des subsides 1,5 ETP
  • • Mauvaise connaissance de la laine (producteurs, consommateurs)
  • • Préjugés (la laine « gratte »)
  • • Les chinois / marché mondial
  • • Période économique difficile
  • • Transformation laborieuse (ça reste un métier difficile)
  • • Coût de la matière première (+ pertes)

Opportunités (Facteurs externes)

  • • Potentiel « produits finis »
  • • Transition -> évolution des mentalités
  • • Nouvelles technologies -> possibilités de vendre le local (ex. : géolocalisation)
  • • Circuit court -> lien / contact / confiance / identité

Atelier « Concours ‘Avec 100gr de laine… »

Suite à un groupe de travail, le règlement a été établi. Le concours est ouvert à tous.
Pas de contrainte autre que 100gr de laine locale. Le support est exclu du poids.

  • Jury de personnalités variées
  • Traçabilité de la laine utilisée et fourniture de la matière première
  • Modalités d’inscription (11/01/2015 ). Avis du jury (3/03/2015).
  • Première exposition : mai 2015 (-> calendrier).
  • Les prix : 300€ + bon d’achat 300€ / 200€ + bon d’achat 200€ / 100€ + bon d’achat 100€ PS : +- 120 inscrits de 8 pays à la date de clôture des inscriptions !!

Atelier « Eleveurs »

A) Difficultés :

  • Créer un lien social (atout non marchand de la laine) ;
  • Prix : sensibilisation au coût de production vers les éleveurs et vers les transformateurs ;
  • Sensibilisation : quels produits finis avec quelle(s) laine(s) ? Ces 3 premiers points sont en cours.
  • Développer le lien visuel et tactile avec le produit fini ;
  • Charte pour développer la notion d’équitable, en rapport avec le coût de production ;
  • Travail sur la valorisation de produits finis via un pool d’éleveurs en vente directe.

Atelier « Vous avez dit équitable… ? »

Comment fixer un prix ?
Problème du prix de la laine : comment fixer un prix à partir du coût de revient ? Et quel est le coût de revient ?
Le coût de revient est lié à la récolte de la laine (tonte, tri, tassement, attrapage des brebis, rentrée des brebis à l’avance, etc.) Mais doit-on y inclure d’autres frais (nourriture, soins vétérinaires… ?)
Autres facteurs pouvant influencer le prix de le cout de revient de la laine :

  • La race et la quantité de laine par brebis
  • la propreté de la toison,
  • le travail manuel ou mécanique.
  • La valorisation des éleveurs qui font « attention »

Les différentes qualités de laines peuvent aussi être valorisées différemment.
Dans un souci de transparence et d’équité, le prix payé à l’éleveur devrait tenir compte du prix de vente du produit fini, pour une JUSTE REPARTITION.
Le coût de revient de la seule récolte de la laine est de 3,30 €/kg pour de la laine bien tondue, propre, sèche, bien stockée, bien tassée. Ce prix est une référence de base, le complément de prix tiendra compte aussi des frais de transformation et de la viabilité de celui qui transforme et vend…(sa marge) , pour que le produit soit « achetable » . Ce complément de prix variera selon le type de transformation et type de produit, les prix de vente, les marges,… pour que si le produit le permet, une répartition de la marge plus équitable soit possible pour permettre un revenu propre à la laine et non pas seulement un prix qui rembourse les seuls frais de récolte. L’hypothèse de base est que le mouton produit, de la viande, de la laine, des peaux. Mais que toute la filière essaye d’être « viable »….

Critères pour que la filière soit « équitable »
Il faut une durabilité du partenariat éleveur et autres acteurs de la filière laine.
Il faut une transparence entre les différents acteurs (sur les coûts réels de chacun, sur les prix de revient et de vente, l’origine et donc la traçabilité…).
Développer le concept de « garantie participative (par ex. Nature & Progrès).
La laine locale, c’est quoi. Manque de définition et de clarté. Elle n’est pas nécessairement équitable. Pour une laine locale équitable et traçable, il faudrait un étiquetage approprié (éleveur, race, lieu de production…) et un organisme de contrôle, de confiance, certificateur (comme par ex. Le Label Rouge).
La nécessité d’une charte est aussi proposée (définitions, droits, obligations, normes à respecter, traçabilité…).
Il est nécessaire de fixer les prix en concertation avec tous les acteurs, maillons de la filière laine dont les éleveurs qui sont le premier maillon de cette chaîne, et en tenant compte des aspects sociaux.

Il faudra bien distinguer ce qui est local et ce qui est équitable, ce qui est local ne répond pas nécessairement à tous les critères pour être équitable !! Le débat doit avoir lieu sur ces concepts : séparés ou intégrés ?

Un groupe de travail spécifique sera proposé pour continuer à travailler sur cette question. Il devrait permettre de d’établir une charte de fonctionnement et/ou de référence au sein de la Filière laine.

Atelier « Marque, label »

A) Filière laine wallonne

  • Quel % de laine dans le produit pour l’accepter ? Soit on fixe un minimum, soit on estime que dès qu’il y a de la laine, le produit peut demander d’adhérer à la marque en indiquant clairement son % de laine et la marque s’applique à cette part du produit.
  • Quel % de laine locale dans la part de laine du produit ? 50% ? 80% Et que veut dire locale ? (proposition : pays frontaliers)
  • Origine des autres matières ? Locale ? Equitable avec label ? Recyclée ? Peu importe ? (ec : petit élastique pour tenue à la cheville des chaussettes en laine...) B) Traçabilité complète à donner, avec fabrication européenne  Etiquetage sur le produit : totale – avec « secret ». (Pour préserver confidentialité commerciale, par exemple) C) Porter une grande attention à la lisibilité pour le consommateur D) Dilemme. Choisir entre :
  • Soit beaucoup d’acteurs / produits ;
  • Soit peu de produits plus exigeants en raison de nos qualités et/ou spécificités. E) Faire une liste de produits possibles ; F) Refaire un grand tour pour affiner ; G) Charte avec les éleveurs->équitable pour tous->qualité de la laine. H) Faire un test avec différents produits actuels pour voir si les critères sont intéressants/logiques/pérennes

Atelier « Groupe de travail Produits »

Deux questions se posent chez les participants :
1/ Quel juste prix pour le produit ?
2/Quel(s) statut(s) pour créer les produits ?
Projet de « Lilaine et Lincoton de Soie » (voir 5 planches de l’approche sur le site).
Exemple de valorisation de la laine mohair : la coopérative « Le Mohair des Fermes de France ».
Projet de sacs de couchage : on en est au stade du prototype et du travail avec la designer, avant la commercialisation…
Débouchés pour le fil de laine : chaussettes, mitaines, jambières… bonneterie. Fil solide pour les chaussettes qui pourraient être un produit phare. Avantages des chaussettes & dérivés : facile à écouler, reproductibles, usage régulier…
Nécessité de la création d’une identité forte, d’une image de marque.
Ne serait-il pas nécessaire de développer des synergies avec d’autres filières ? Par exemple le chanvre.
Importance aussi par ces activités et produits d’une transmission intergénérationnelle et patrimoniale des savoir-faire. Lien entre petits-enfants et grands-parents, sauvegarde de savoir-faire en voie de disparition.
On aborde aussi l’utilité d’une enquête publique sur les produits « porteurs » potentiellement.
Enfin, un participant propose la création et valorisation d’un sac avec poignées personnalisées.

Atelier « vente en commun de produits »

Questions :

  • Nécessité d’un site commun ?
  • Sur quels critères vendre en ligne ?
  • Quel financement du site (hébergement, frais…) ?
  • Quel statut pour le vendeur ?
  • Quels produits vendre ? La marque « Laine de Wallonie » ? Contraintes  :
  • Difficulté de sentir, « voir » le produit en ligne ;
  • Prix de livraison ;
  • Fils à tricoter : quid des patrons qui vont avec ? ;
  • Régularité des stocks sur le site. Propositions :
  • Intégrer les produits de laine à d’autres structures de vente locale. Donc logistique présente (Topino, Ruche qui dit oui et autres). Créer des modèles qui vont avec des fils ;
  • Création d’un catalogue de fils, d’échantillons. C’est aussi une réponse à la contrainte tactile et visuelle ;
  • Fibershed.com ;
  • Partenariat avec viashop ;
  • Géolocalisation des commerces vendant les produits.

Atelier « Minuto »

L’atelier a constitué en une présentation d’un réseau belge naissant, La Minuto asbl. Les entrepreneurs de la laine et participants au réseau de la Filière laine, quelqu’ils soient pourraient intégrer ce réseau.

Cette association vise à rassembler des entrepreneurs (et entreprises, particuliers, associations) autour d’un référentiel de compte alternatif. Entre membres, les productions et services sont vendus en minuto (1 minuto = 1 minute) selon la durée exacte mobilisée. Les charges en euro de l’entrepreneur (matière première, TVA, etc) lui sont parallèlement remboursées en euro. Le réseau minuto ressemble fortement à un SEL par sa forme mais n’en est pourtant pas un : c’est un outil pour l’économie locale alternative, œuvrant par souci d’efficacité sur une échelle géographique plus vaste.

Contact : Laurent Dombret - 067/70 90 73 - http://www.minuto.be

Bergelaine

Présentation du projet entre 4 éleveurs et un tondeur pour mettre en production un « tapis multifonction » à partir de leurs laines. En collaboration avec une designer, une artisane pour les prototypes et la Filière laine pour tout l’encadrement et l’avancement du projet.

Notre Filière laine


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