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L’utilisation de la laine locale est aussi un démarche citoyenne.

"Marie Ghyssens a ses propres moutons dans sa « ferme du coq à l’âne ». Leurs toisons ont déjà été transformées en créations feutrées. " L’Avenir du 7 mars 2014.


Source : lavenir

Marie Ghyssens a ses propres moutons dans sa « ferme du coq à l’âne ». Leurs toisons ont déjà été transformées en créations feutrées.

« Par principe, je suis contre la mondialisation, commente Marie Ghyssens. Je crois que nous n’avons pas besoin des produits chinois.

Mais il ne suffit pas de le dire : il faut le vivre. J’ai donc choisi d’adopter une démarche citoyenne en lien avec mon métier. »

Après avoir accueilli des enfants en stage durant plusieurs années dans sa « ferme du coq à l’âne », à Buissenal, Marie réoriente désormais son activité en ouvrant sa « Feutrerie ».

« J’ai investi dans du matériel spécifique pour feutrer la laine, c’est-à-dire agglomérer les fibres entre elles pour obtenir un matériau résistant. C’est une technique ancestrale : on la retrouve dans les capes des bergers ou les yourtes mongoles. Aujourd’hui, on utilise encore du feutre dans l’habillement, les sacs, les chapeaux, les tapis décoratifs,… »

En développant cette activité, l’artisane s’est aperçue de la difficulté de trouver de la laine locale. « Avant, avec les enfants, je faisais déjà des ateliers de filage, tissage, feutrage, teinture,… mais de manière artisanale. Je récupérais les toisons de mes quelques moutons, ou demandais à mon tondeur de m’en amener d’autres, et je faisais chaque étape de manière artisanale. Du lavage au cardage (opération qui consiste à brosser la laine pour paralléliser ses fibres et éliminer les nœuds), je faisais tout à la main. Maintenant, j’ai besoin d’acheter de plus grandes quantités de laine, prête à l’emploi. »

Pour trouver de la laine wallonne, Marie s’est tournée vers la province du Luxembourg, où une filière laine existe déjà. « Même si le tricot est à la mode, peu de tricoteuses tricotent de la laine belge. Elle vient la plupart du temps de Nouvelle-Zélande et a transité par la Chine. La majeure partie de la nôtre part aussi en Chine, avant de refaire le tour du monde pour être vendue ailleurs. » Même si elle achètera toujours de la laine étrangère pour varier les textures et les qualités, Marie a à cœur de travailler un produit wallon, et, pourquoi pas, local.

En attendant, un aperçu de son travail est déjà en vente au magasin « Ma Confiture » de Bénédicte Marescaux au centre de Frasnes-Lez-anvaing.F.G.

Infos : www.lafermeducoqalane.be


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